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mardi 17 novembre 2015

Discours de Francois Hollande au congrès

Devant le Congrès réuni lundi 16 novembre à Versailles à la suite des attentats terroristes qui ont frappé Paris vendredi, le président de la République François Hollande a indiqué :
  • Vouloir prolonger l’état d’urgence durant 3 mois.
  • Il a également demandé à "pouvoir déchoir de sa nationalité française un individu condamné pour une atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ou un acte de terrorisme". Le chef de l'État souhaite également faciliter les expulsions pour "les étrangers qui représentent une menace grave" pour la sécurité du pays.
  •  Comme lors des attentats de janvier, il promet des milliers de postes créés pour les forces de sécurité et la justice
  • Plus de soutien à l'opposition anti-Daech, nous l'apportons", a souligné François Hollande, alors que dix chasseurs-bombardiers français chasseurs ont détruit dimanche deux sites tenus par Daech, à Rakka en Syrie.
Au final, beaucoup de grand discours rarement suivi d’actes. On peut d’ailleurs remarqué que pour établir ses propositions,  francois hollande est allée faire son marché auprès des autres partis et que pour
Il faut se rappeler en janvier déjà nous avions le droit à de grand discours. Pourtant jusqu’au attentat du 13 novembre, seul 9 magistrat s’occupait de l’anti terrorisme. Les actes dont a parlé francois hollande lors du congrès aurait déjà du être prit suite à la première vague d’attentant. Les premiers résultats de l’enquête indique que les failles sécuritaire et judiciaire sont les mêmes que ceux qui avaient été pointés du doigt lors des attentats du 7 janvier dernier. Depuis le début de l'année, tous les individus impliqués dans des attaques terroristes étaient connus des services judiciaires, de renseignements ou de police. Samy Amimour, l’un des islamistes,  a été mis en examen en octobre 2012 pour "association de malfaiteurs terroristes", et placé sous contrôle judiciaire. Ce qui ne l’a pas empêché de rejoindre EI en Syrie. Il a ensuite réussi à revenir en France malgré un mandat d’arrêt international à son encontre. "On a un souci de contrôle aux frontières Schengen, et un gros", assure à l'AFP Alain Chouet, ancien chef du service de renseignement de sécurité à la DGSE
Peut-être qu'il aurait dû également écouter les nombreuses mise en garde que ce soit des services de sécurité Français :
- le géneral Vincent Desportes dénonçait avant les attentats "Les deux dernières lois de programmation militaire ont porté des coups terribles aux armées. Celle de 2008-2013, votée sous la présidence Sarkozy, a enlevé 25% des capacités opérationnelles françaises. Celle de 2014-2019, votée sous la présidence Hollande, a fait de même."
- Alain Bauer dénonçait avant les attentats les mauvaises décisions de l’état : Comme toujours, ceste un problème qualitatif pas quantitatif. Ce nest pas un problème dune plus grande intrusion dans la vie privée, cest un problème dinterprétation de la masse de renseignements déjà disponible. On na pas besoin de plus dinformation, mais de faire un meilleur tri. Il faut améliorer la qualité de lanalyse. 
-Le juge Marc Trévidic avertissait depuis longtemps sur les risques d’attentat enfance /  "Tout le monde savait que Daech préparait des attaques de plus grande envergure en Europe", a déclaré Marc Trévidic sur le plateau de BFM TV. "Pendant dix ans, la France n’a rien fait, rien du tout, sur le terrain des causes : on faisait rien en maison d’arrêt, on faisait rien dehors, on faisait rien pour empêcher les sites internet djihadistes de venir dans tous les foyers ». Il n’hésite pas à dénoncer certaine alliance de la France : "On est copain avec des gens qui ont des idéologies très proches des salafistes", souligne Marc Trévidic qui vise l’Arabie Saoudite.
La France a également eu des mises en garde d’autre pays :


-          La police turque « a informé la police française deux fois, en décembre 2014 et juin 2015 » au sujet d’Omar Ismaïl Mostefaï (l’un des terroristes), a précisé ce responsable sous couvert de l’anonymat. « Nous n’avons toutefois jamais eu de retour de la France sur cette question », a-t-il poursuivi.
-          De même la France a recu il y a deux semaines des avertissements de la part d’Israël concernant une augmentation des communications entre des groupes djihadistes au moyen orient et des personnes en France.
-        Bernard Squarcini, l'ancien directeur central du renseignement entre 2008 et 2012 a indiqué à valeurs actuelles que les services syriens avait proposé une liste des Français combattant en Syrie. J'en avais parlé à mon ancien service qui en a rendu compte à Manuel Valls. La condition des Syriens était que la France accepte de coopérer à nouveau avec leurs services de renseignements». Il explique qu’«On m'a opposé un refus pour des raisons idéologiques. C'est dommage car la proposition était une bonne amorce pour renouer nos relations et surtout, pour connaître, identifier et surveiller tous ces Français qui transitent entre notre pays et la Syrie». Il ajoute qu’« On n'est absolument plus dans le concret», alors que certains des terroristes impliqués dans les attentats de la semaine dernière avaient justement transités par la Syrie.
 

samedi 14 novembre 2015

Attentat du 13 novembre, l’enquête.


Le procureur de la République de Paris, François Molins, a donné samedi 14 novembre à 19 heures une conférence de presse où il a dévoilé les premiers  éléments permettant d’en savoir plus sur le déroulement des multiples attentat qui ont fait au moins 129 morts, vendredi, à Paris et à côté du stade de France.
  • Le procureur de la République a indiqué que trois équipes coordonnées auraient agi simultanément. Si les terroristes du Stade de France, du boulevard Voltaire et du Bataclan semblent tous être morts, les membres de la troisième équipe pourraient avoir réussi à prendre la fuite en voiture. Deux voitures ont pu être identifiées par les enquêteurs (une Seat noire, et une Polo noire).
  • Le procureur a également indiqué que l’un des auteurs du massacre au Bataclan a été identifié grâce au Fichier national automatisé des empreintes génétiques. L'identité de l'homme, déjà connu par la police pour des délits de droit commun, est alors apparue : Ismaël M., né en novembre 1985 et originaire de Courcouronnes, dans l'Essonne. le terroriste était fiché par la DCRI depuis 2010. Il faisait l'objet d'une fiche « S ».
  • Un autre Français qui aurait loué un des véhicules ayant servi à l’attaque du Bataclan a été interpellé samedi matin lors d’un contrôle à la frontière belge avec deux autres individus.
  • lors de brefs pourparlers avec les forces de l’ordre, les terroristes du Bataclan ont évoqué la Syrie et l’Irak. Les attentats ont été revendiqués par L’EI.
  • Des perquisitions et interpellations ont eu lieu samedi après-midi en Belgique. Des tickets de parking retrouvés dans l’une des voitures des terroristes à Paris ont permis aux enquêteurs de remonter jusqu’au quartier de Molenbeek-Saint-Jean, à Bruxelles. 
  • Les autorités françaises ont demandé à leurs homologues grecs de vérifier un passeport syrien et des empreintes digitales d’un homme, ainsi que les empreintes d’un second, soupçonnant qu’ils soient rentrés en Europe par la Grèce. Le gouvernement Grecs aurait confirmé que deux des assaillants des attentats de Paris ont été enregistrés comme migrants par les autorités grecques plus tôt dans l’année. Le terroriste dont a retrouver le passeport syrien a pu - après avoir laissé ses empreintes - obtenir son statut de demandeur d'asile, se rendre à Athènes et rejoindre la France.
Le 18 novembre 2015 : Le procureur de la République de Paris, François Molins, a déclaré qu'un témoignage recueilli le 16 novembre 2015 faisait état de la présence d'Abaaoud à Saint-Denis. Une opération policière est lancée le 18 novembre à 4 h 16 sur deux objectifs : un appartement boulevard Carnot où sont interpellés sans difficultés deux individus, et un second dans le centre de Saint-Denis où les suspects offrent une très forte résistance. L'opération est menée conjointement par la Sous-direction anti-terroriste et par le RAID2 assistés par la BRI, 110 hommes participent à l’opération. Plusieurs suspects sont retranchés au troisième étage d'un appartement. Le blindage de la porte empêche l'effet de surprise de l'intervention et permet aux terroristes de répliquer. L’opération a fait trois morts  et huit personnes sont placées en garde à vue. Selon le procureur, « tout laisse à penser que, au regard de leur armement, de leur organisation structurée et de leur détermination, ce commando pouvait passer à l’acte ».

Vendredi 13 novembre, le pire attentat sur le sol français

Vendredi noir pour la France que ce 13 novembre 2015, 6 attaques par des islamistes de Daech ont eu lieu à paris et proche du stade de France.

  • La tragédie a commencé vers 21H20 aux alentours du Stade de France où trois explosions ont retenti faisant 5 morts et une centaine de blessé.
  • 21h 30, première Fusillade dans le Xe arrondissement à l'angle des rues Bichat et Alibert, sur la terrasse du restaurant Le Petit Cambodge. Le bilan est déjà très lourd avec au moins douze morts.
  • A quelques centaines de mètres, rue de la Fontaine-au-Roi dans le XIe arrondissement, la terrasse de la pizzeria La Casa Nostra, est prise pour cible et Cinq personnes sont à nouveau abattues à l’arme lourde.
  • 21h40, une nouvelle fusillade a lieu rue de Charonne, dans le XIe. Les tirs en rafales font de nombreuses victimes, on dénombrera 18 morts et des dizaines de blessés graves.
  • A 21h50 des islamistes, à visage découvert, pénètrent dans la salle de spectacle du bataclan et ouvrent le feu aux cris de "Allah Akbar. S’ensuit alors une prise d'otages de près de trois heures. L'assaut est finalement lancé par la police peu avant 00H30 afin de mettre fin au carnage. Trois des quatre assaillants actionne leur ceinture d’explosif, le quatrième est abattu par les forces de l’ordre. L’attaque du bataclan a causé la mort de plus de 80 personnes.

    Le bilan est extrêmement lourd, les attaques ont fait 128 morts et plus de 300 blessés dont une centaine dans un état grave. C’est le pire attentat que la France est connue sur son sol. Samedi matin au réveil, la France est sous le choc.
    L’état d’urgence a été décrété par le président de la République (Une première depuis 1984). Samedi matin, le chef de l'Etat a également déclaré trois jours de deuil national et convoqué le parlement en congrès à Versailles. Les frontières ont été fermées. Les écoles, musées, salles de spectacles ainsi que les grands magasins parisiens étaient  également fermées.

    Ces attaques interviennent dix mois après les attentats djihadistes de janvier contre l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo et un supermarché casher à Paris, qui avaient fait 17 morts en janvier dernier. Il ne faut pas oublier non plus l’attentat de l’Isère de juin 2015 qui a fait un mort et deux blessés. Enfin l’attaque évité de justesse dans le Thalys en aout de cette année.

    Les services de renseignement savaient que cela devait arriver. On ne savait ni où ni quand ni comment, mais on le savait. On peut rappeler l’entretien à Paris Match, publié début octobre du juge antiterroriste Marc Trévidic qui avait indiqué craindre un attentat : «Nous sommes désormais dans l'œil du cyclone. Le pire est devant nous". Selon lui, la France est "particulièrement vulnérable du fait de notre position géographique, de la facilité d'entrer sur notre territoire pour tous les djihadistes d'origine européenne, Français ou non, et du fait de la volonté clairement et sans cesse exprimée des hommes de l'EI de nous frapper".
    Il avait également mit l’accent sur les failles des dispositifs anti terroristes : "il faut le dire : devant l'ampleur de la menace et la diversité des formes qu'elle peut prendre, notre dispositif de lutte antiterroriste est devenu perméable, faillible et n'a plus l'efficacité qu'il avait auparavant".

    Passé le temps du deuil et de l’appel à l’unité nationale, il va falloir faire face et arreter de tergiverser, on peut citer les propos du général de l'armée de terre Vincent Desportes s’est confié à 20 minutes au lendemain de cette tragedie. Pour lui, "les responsables politiques français doivent changer de politique extérieure et arrêtent de tergiverser avec le groupe terroriste Daech. Ils doivent sortir d’une position morale. Ce ne sont ni le président syrien Bachar Al-Assad, ni le président russe Vladimir Poutine qui sont les ennemis, mais bien Daesh. C’est Daesh l’ennemi de la France et de la liberté. Il faut désormais que l’Europe se réveille car la vague de violences ne s’arrêtera pas et elle est liée à la crise des migrants", dit-il. "Il y a un lien direct entre cette vague de violence et la crise des migrants. (...) Ensuite, il est probable que des combattants aient profité du flux migratoire pour atteindre l’Europe et frapper la France."

lundi 22 avril 2013

Boston, après le drame les questions

Lundi 16 avril, lors du marathon de Boston deux explosions se sont produites entre cinquante et cent mètres de distance l'une de l'autre, alors que les marathoniens franchissaient la ligne d'arrivée quatre heures et neuf minutes après le départ. Elles constituent le plus grave attentat sur le sol américain depuis le renforcement de la sécurité consécutif aux attaques du 11 septembre 2001.
Le jeudi 18 avril, le FBI commence a diffusé sur son site Internet les photos de deux suspects dans les attentats qui ont tué 3 personnes et blessé plus de 170 autres. Les deux hommes sont considérés comme "armés et dangereux", a indiqué l'agent fédéral Rick DesLauriers lors d'une conférence de presse : "Aujourd'hui nous faisons appel à l'aide du public pour identifier ces deux suspects", a-t-il expliqué. "Depuis plus de 100 ans, le FBI a fait appel au public pour qu'il soit ses yeux et ses oreilles. Grâce à l'aide des médias, dans un instant, ces images seront diffusées directement auprès de millions de personnes dans le monde entier", a-t-il poursuivi. "Quelqu'un connaît ces personnes, ce sont des amis, des voisins, des collègues, ou des membres de la famille." "Toute information, aussi insignifiante puisse-t-elle paraître, présente un intérêt pour nous", a-t-il insisté.

Jeudi soir une fusillade a lieu sur le campus du MIT, qui coute la vie à un policier, deux individus braquent une voiture et une course-poursuite s'engage, suivie d'une fusillade où 15 policiers sont blessés. L’un des individus blessés est interpellé mais succombe peu après à l'hôpital. Les autorités, indique qu’il s’agissait de l'un des suspects recherchés concernant l’attentat, Tamerlan Tsarnaïev. Le second son frère de 19 ans, Djokhar Tsarnaïev, également suspect des attentats arrive à s'enfuir.
Au cours de la nuit et de la journée de vendredi plus de 9 000 hommes en armes patrouillent dans Boston qui se transforme en ville fantôme, et dans les alentours : les gens sont invités à ne pas aller travailler, à rentrer chez eux et à se barricader.
Djokhar Tsarnaïev, blessé, est découvert sous la bâche  un bateau entreposé dans un jardin grâce au propriétaire, alerté par des traces de sang suspectes dans le jardin, il a ensuite été surveillé par  camera infrarouge et il est finalement arrêté par les forces de l'ordre, à 20 h 45 heure locale, après une dernière fusillade durant lequel il est blessé. Il est actuellement hospitalisé sous bonne garde au centre médical Beth Israël Deaconess de Boston

Les enquêteurs américains cherchent désormais à établir les mobiles de ce double attentat et savoir si les suspects ont bénéficié d’aide. Les enquêteurs vont soulever "l'exception de sécurité publique" pour l'interroger. Cette mesure signifie que il ne bénéficiera pas pendant quelques jours des droits dits Miranda, qui prévoient qu'il peut garder le silence et est informé qu'il peut être assisté d'un avocat pendant les interrogatoires. Plusieurs sénateurs républicains ont réclamé qu’il soit désigné comme un "ennemi combattant". Ce statut prévoit qu'une personne puisse être détenue indéfiniment sans procès ou qu'elle soit jugée par un tribunal militaire.
NBC News, citant des responsables fédéraux, a indiqué que malgré une blessure à la gorge qui l'empêchait de parler, le jeune homme de 19 ans avait commencé à répondre. Plus tôt, le chef de la police de Boston avait déclaré sur CBS que les frères étaient équipés pour perpétrer un autre attentat avec des "engins explosifs artisanaux" notamment des "grenades à main artisanales qu'ils ont lancées en direction des policiers".