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samedi 31 octobre 2020

Jackpot pour Gilead

C'est désormais officiel, l'antiviral remdesivir, utilisé contre le Covid-19, a déjà rapporté à son fabricant Gilead près de 900 millions de dollars au troisième trimestre.


Le cout de ce médicament est d'environ 2 700 euros pour une semaine de traitement aux états-unis, mais le Wall Street Journal note que sa fabrication ne pose pas de difficulté particulière et son coût de revient ne serait que de 10 dollars par dose. Pour expliquer sa marge, Gilead met en avant les coûts liés au développement de la molécule et aux études lui étant associées. Cependant le laboratoire préfère ne pas mentionner les larges subventions étatiques reçues pour développer le traitement.


Selon une étude parrainée par l'Organisation mondiale de la santé portant sur plus de 11 000 personnes dans 30 pays.



L'essai Solidarité de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a montré que le remdesivir ne réduit ni la mortalité ni le temps que les patients COVID-19 prennent pour récupérer.
En France, la Haute autorité de santé a qualifié de «faible» le service médical rendu. «C'est une autorisation troublante», déclare le docteur Peter B. Bach au New York Times. «C'est un ensemble très faible de tests pour approuver un antiviral.» .

On peut donc s'interroger sur les différences de traitement par les autorités politiques entre ces médicaments. Pour rappel la commission européenne a passé un contrat de 500 000 doses de remdesivir (d'une valeur potentielle de plus d'un milliard de dollars) alors que dans le même temps l'agence du médicament (ANSM) a refusé jeudi 22 octobre d'autoriser une utilisation large de l'hydroxychloroquine pour traiter le Covid-19.


C'est désormais officiel, L'Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande, vendredi 20 novembre, de ne pas administrer ce médicament antiviral aux malades du Covid-19 hospitalisés, faute de preuve de son efficacité pour éviter des morts ou des formes graves de la maladie.

Les experts soulignent « la possibilité d’importants effets secondaires » de ce médicament, de même que « son coût relativement important et ses implications logistiques », puisqu'« il doit être administré par intraveineuse »



vendredi 4 octobre 2013

Armes de destruction massive : la France à procéder à plus de 200 essais atomiques

Au total, plus de 2 400 explosions officielles dans le monde ont eu lieu. Tous les grands pays ayant l'arme nucléaire ont procédé à des essais. La France est le troisième pays en matière de nombre d'essais atomiques derrière les États unis et l'urss mais devant la chine. La France a attendu 1996 avant de signer le Traité d'interdiction complète des essais nucléaires

La France a mené 41 essais nucléaires atmosphériques en Polynésie entre 1966 et 1974, 4 dans le Sahara algérien et 5 dans archipel des Tuamotu.
Les essais atmosphériques sont ceux qui contaminent le plus l'environnement du fait de la quantité d'éléments qui se retrouvent exposés aux radiations et aux vents qui les disséminent loin du lieu de l'explosion.
Entre 1945 et 1971, les essais nucléaires atmosphériques ont libéré une énergie équivalente à celle de l'explosion de plus de cinq cents mégatonnes de TNT l'ensemble de la population mondiale ont été exposée aux radionucléides dispersés à la surface du globe par ces essais atmosphériques. Les effets sur la population mondiale restent difficiles à estimer.
Les explosions atomiques génèrent de l'oxyde d'azote qui injectés dans la stratosphère dégrade la couche d’ozone. Ainsi en pleine période d'essai atomique, certain organisme s'inquiète de la dégradation de la couche d'ozone. En 1985, une alerte est lancée suite à une diminution importante de la concentration d'ozone au cours des mois de septembre et d'octobre au-dessus du continent Antarctique. Depuis la fin des années 1970, l'épaisseur de l'ozone est passée, en certains endroits, de l'équivalent de 3 mm à 2 et même 1,5 mm aujourd'hui.

De 1975 à 1996, la France a réalisé 146 essais souterrains en Polynésie. Ils ont été réalisés dans les sous-sols et sous les lagons des atolls de Mururoa et Fangataufa.
Les essais nucléaires souterrains génèrent une onde brève, mais puissante et brutale, agissant sur la croûte terrestre. La chaleur et la pression extrêmes créées par une explosion atomique souterraine provoquent des changements dans la roche environnante. La roche la plus proche est vaporisée, formant une cavité. Plus loin, se trouvent des zones de roche broyées, concassées et contraintes de manière irréversible. Après l'explosion, la roche au-dessus de la cavité peut s'effondrer, formant une cheminée de décombres.
Les sites d’essais ont été choisis pour limiter le risque mais l'ouverture de fractures et de mouvements de faille a été signalée, de même que des séries de répliques sismiques suivant l'essai nucléaire, supposé traduire des mouvements de petites failles, des effondrements de cavités ou la formation de cheminées. Dans plusieurs cas, l'énergie sismique libérée par les mouvements de faille a même dépassé celle de l'explosion.
La modélisation climatique est d'ailleurs directement lier aux essais nucléaires et à la course aux armements. elle a été mise en place afin de retracer le déplacement sur l'ensemble du globe des « nuages » radioactifs provoqué par les explosions de bombes nucléaires.