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vendredi 4 octobre 2013

Armes de destruction massive : la France à procéder à plus de 200 essais atomiques

Au total, plus de 2 400 explosions officielles dans le monde ont eu lieu. Tous les grands pays ayant l'arme nucléaire ont procédé à des essais. La France est le troisième pays en matière de nombre d'essais atomiques derrière les États unis et l'urss mais devant la chine. La France a attendu 1996 avant de signer le Traité d'interdiction complète des essais nucléaires

La France a mené 41 essais nucléaires atmosphériques en Polynésie entre 1966 et 1974, 4 dans le Sahara algérien et 5 dans archipel des Tuamotu.
Les essais atmosphériques sont ceux qui contaminent le plus l'environnement du fait de la quantité d'éléments qui se retrouvent exposés aux radiations et aux vents qui les disséminent loin du lieu de l'explosion.
Entre 1945 et 1971, les essais nucléaires atmosphériques ont libéré une énergie équivalente à celle de l'explosion de plus de cinq cents mégatonnes de TNT l'ensemble de la population mondiale ont été exposée aux radionucléides dispersés à la surface du globe par ces essais atmosphériques. Les effets sur la population mondiale restent difficiles à estimer.
Les explosions atomiques génèrent de l'oxyde d'azote qui injectés dans la stratosphère dégrade la couche d’ozone. Ainsi en pleine période d'essai atomique, certain organisme s'inquiète de la dégradation de la couche d'ozone. En 1985, une alerte est lancée suite à une diminution importante de la concentration d'ozone au cours des mois de septembre et d'octobre au-dessus du continent Antarctique. Depuis la fin des années 1970, l'épaisseur de l'ozone est passée, en certains endroits, de l'équivalent de 3 mm à 2 et même 1,5 mm aujourd'hui.

De 1975 à 1996, la France a réalisé 146 essais souterrains en Polynésie. Ils ont été réalisés dans les sous-sols et sous les lagons des atolls de Mururoa et Fangataufa.
Les essais nucléaires souterrains génèrent une onde brève, mais puissante et brutale, agissant sur la croûte terrestre. La chaleur et la pression extrêmes créées par une explosion atomique souterraine provoquent des changements dans la roche environnante. La roche la plus proche est vaporisée, formant une cavité. Plus loin, se trouvent des zones de roche broyées, concassées et contraintes de manière irréversible. Après l'explosion, la roche au-dessus de la cavité peut s'effondrer, formant une cheminée de décombres.
Les sites d’essais ont été choisis pour limiter le risque mais l'ouverture de fractures et de mouvements de faille a été signalée, de même que des séries de répliques sismiques suivant l'essai nucléaire, supposé traduire des mouvements de petites failles, des effondrements de cavités ou la formation de cheminées. Dans plusieurs cas, l'énergie sismique libérée par les mouvements de faille a même dépassé celle de l'explosion.
La modélisation climatique est d'ailleurs directement lier aux essais nucléaires et à la course aux armements. elle a été mise en place afin de retracer le déplacement sur l'ensemble du globe des « nuages » radioactifs provoqué par les explosions de bombes nucléaires.

mercredi 30 mai 2012

L’Allemagne paye cher sa sortie du nucléaire


L'abandon par l'Allemagne de l'énergie nucléaire d'ici à 2022 va lui coûter entre 200 et 400 milliards d'euros, estiment les opérateurs du réseau haute tension du pays.



Les opérateurs de réseaux électriques allemands ont présenté mercredi un plan à 10 ans pour permettre la transition énergétique, notamment l'arrêt de tous les réacteurs nucléaires d'ici à 2022 et un développement accéléré des énergies renouvelables.

Une partie importante de son réseau électrique va devoir être modifié afin de pouvoir s’adapter aux contraintes des énergies renouvelables. En effet des centrales éoliennes vont être installées au nord du pays mais il va falloir les raccorder aux réseaux du sud du pays. Selon l'étude présentée mercredi, 3.800 kilomètres supplémentaires seraient à ajouter aux 35.000 existants, avec notamment la construction de quatre nouvelles lignes nord-sud.
Le consommateur allemand paie déjà l'un des prix les plus élevés d'Europe : 25,3 cents le kilowattheure quand la moyenne est à 18,4 cents et la France à 14,2 cents, selon les dernières statistiques d'Eurostat.