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lundi 9 décembre 2013

Hommage à Mandela : l'argent coule à flot à l'Elysée


L'Afrique du Sud avait souhaité que d'ex-chefs d'État ayant connu Mandela assistent à la cérémonie. Au même titre que Barack Obama s'est rendu à Soweto avec George W. Bush et Bill Clinton, François Hollande a donc invité Nicolas Sarkozy.
L'airbus A330  a donc été rappelé précipitamment de Chine où il avait conduit le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et des chefs d'entreprises afin de négocier des débouché commerciaux pour finalement rester au parking.
Et on apprend désormais que 3 Falcon seront à destination de Johannesburg. C'est chacun dans un avion payé par les français que François Hollande et Nicolas Sarkozy se rendent en Afrique du Sud, dans la nuit de lundi à mardi, pour assister à la cérémonie d'hommage à Nelson Mandela. Un troisième appareil, dédié à la «délégation technique», les accompagne. Officiellement, l'Élysée invoque une question économique. «C'est beaucoup moins cher de faire voler trois petits appareils qu'un Airbus», argue un conseiller.
Pourtant l'heure de Falcon coute plus de 8 000 euros ce qui représente pour 3 avions et pour une dizaine d'heure de vol une dépense de plus de 480 000 euros alors qu'avec l'A330 cela aurait couté 400 000 soit 80 000 euros de moins.

Au QG de l'ancien président, on assure que Sarkozy n'a «pas posé de conditions» et qu'il a été «sensible» à ce «geste républicain».
L'Elysée tente de mettre ses dépenses supplémentaires sur le dos de l'ancien président «Sarkozy n'est pas seulement un ancien président, il peut être un futur candidat», fait valoir un ministre «S'il avait dû prendre l'A330 avec Hollande, Sarkozy ne serait pas venu, veut croire un proche du chef de l'État. La perspective de voir le président se coucher dans “son“ lit, parce que Sarkozy croit toujours qu'il s'agit de son lit, ne le transportait pas d'enthousiasme.»
La France envoie donc trois avions pour deux présidents alors qu'il est demandé au français de payer plusieurs dizaine de milliards d’impôt supplémentaires.
L'Allemagne dont les caisses sont pleines ainsi que les états unis se sont contenté d'un seul avion.

jeudi 4 avril 2013

Non lieu pour sarkozy ?

Dans l'affaire Bettencourt, Le parquet de Bordeaux a transmis, à la demande de Christiane Taubira, un rapport dans lequel il indique se diriger vers des réquisitions de non-lieu en ce qui concerne la mise en examen de Nicolas Sarkozy.
Alors qu'il disposait de quatre mois pour décider de maintenir ou non les poursuites, le procureur Claude Laplaud envisagerait de requérir un non-lieu à l'égard de Nicolas Sarkozy dans l'affaire Bettencourt, le rapport remis jeudi à la Chancellerie par la voie du parquet général laisse entendre que les éléments contre Nicolas Sarkozy sont légers.

Seuls les juges en charge du dossier sont pour autant habilités à décider du renvoi ou non devant le tribunal de l'ancien chef d'Etat. Ces derniers ne sont d'ailleurs pas tenus de suivre les réquisitions du parquet.

jeudi 9 août 2012

Chaque présidents reçoit ses dictateurs


Après Nicolas Sarkozy qui a invité Kadhafi a l’Elysée, François hollande a invité lui le roi du Bahreïn. Le 23 juillet dernier, le roi de Bahreïn, Hamad ben Issa Al-Khalifa, était reçu à Paris. La Garde Républicaine a salué le roi à sa descente d'avion, devant lequel un tapis rouge avait été dressé. Pourtant François Hollande avait affiché sa volonté de rompre avec ses prédécesseurs, promettant de « ne pas inviter les dictateurs à Paris ».

Mais en France, aucun journaliste n'avait été prévenu de la visite de ce souverain accusé d'avoir réprimé dans le sang un début de révolte en 2011. Après des troubles en partie violents en août et septembre 2010, des centaines de personnes ont été emprisonnées et certaines retenues dans une prison secrète et durement torturées. Bien que les prisonniers et prisonnières aient déposé plainte pour torture devant la justice, les autorités n’ont mené aucune enquête. L’accès aux prisonniers et prisonnières ainsi qu’à leurs avocats rendu très compliqué. Les sites web, les news-lettres et autres médias d’opposition ont été interdits. Le droit de réunion a été limité et les organisations des droits humains ont été muselées. La France avait d’ailleurs contribué à former les forces de l’ordre bahreïnies à la « gestion des foules ».

Pendant que le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius rencontrait son homologue bahreïni et la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, recevait le conseiller du roi pour les affaires culturelles et scientifiques. Là encore, des rencontres très médiatisées à Bahreïn mais invisibles sur les sites des ministères français.  

Dans l'Hexagone, il a ensuite été annoncé un accord de coopération dans le domaine des droits de l'Homme et de la presse. Mais il a été oublié de parler d'un accord bien plus large portant notamment sur «une coopération militaire». Le député socialiste Pouria Amarshahi, également secrétaire national du PS en charge des droits de l'Homme, «désapprouve cette visite». «Je ne vois pas l'intérêt de cet accord avec ce pays. Je ne comprends ni l'objectif ni la finalité de cette coopération»

mercredi 30 mai 2012

Les conseils de bruxelles à Hollande


La cour des comptes pourrait ne pas valider les comptes 2012 et Bruxelles conseillent à hollande d’appliquer le programme de l’ancien président afin de lutter contre les déficits.
Dans le cadre des recommandations adressées à l'ensemble des États membres, la Commission européenne rappelle les objectifs de croissance "optimistes" de la France, mais salue certaines des mesures prises par le gouvernement sortant.

Bruxelles estime que la hausse de la TVA, en contrepartie d'une baisse des charges sur le coût du travail va dans le bon sens. Mesure que François Hollande a promise d'abroger. La Commission salue également les effets positifs de la loi nome, sur la nouvelle organisation du marché de l'électricité et insiste sur le développement de la concurrence dans le fret.
En ce qui concerne l'emploi, Bruxelles demande à la France d’amplifier ses efforts pour la professionnalisation des jeunes (alternance) et à mieux adapter l'offre de formation avec le marché du travail. Enfin Elle plaide également, a l’image de l’Allemagne, d’une plus grande flexibilité de l'emploi, notamment en période de crise. Un élément qui est contraire aux propositions du nouveau gouvernement.
La Cour souligne que les «dépenses du budget de l'état ont été maîtrisées en 2011, puisque leur progression a été contenue à 0,32%, soit un taux nettement inférieur à l'inflation constatée (2,1%)». Le précédent gouvernement a respecté les objectifs qu'il s'était fixés: que les dépenses de l'État augmentent moins vite que l'inflation et que ces dépenses hors charge de la dette et pensions se stabilisent. Ce qui est suffisamment rare pour que la cour des comptes le souligne.
Alors que ce rapport de la Cour des Comptes qui est présidé par un socialiste, nous alerte sur la dérive des comptes publics, le nouveau gouvernement ne prévoit rien de mieux que de nouvelles dépenses avec l'embauche de dizaines de milliers de nouveaux fonctionnaires et des allocations en tous genres distribués à tout va.

Didier Migaud  a mis en garde : «Si un ralentissement devait se poursuivre en 2012, la Cour ne s’interdirait pas, bien évidemment, de revoir sa position initiale, d’augmenter le nombre de réserves, voire même de considérer qu’elle n’est pas en mesure de certifier». Ces dernières années «beaucoup de progrès ont été faits, il est important de continuer», a-t-il insisté à l’adresse des services de Bercy.