Affichage des articles dont le libellé est occident. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est occident. Afficher tous les articles

vendredi 6 septembre 2013

En 50 ans, les ingérences étrangères ont mit le moyen orient à feu et à sang

Depuis la seconde guerre mondiale, le moyen orient est devenu un lieu de lutte entre les puissances occidentales.

    - Ainsi en Iran dés 1941, alors que le pays a déclare sa neutralité dans le conflit, il est envahit par la Russie et la grande Bretagne qui cherche à s’approprier ses ressources en pétrole. Il force Reza Shah à abdiquer en faveur de son fils, le pays est occupé jusqu’en 1945. Alors qu’a la fin de la guerre la conférence de Téhéran s’engage sur l’indépendance du pays. La Russie refuse de retirer ses troupes du pays tant que l’iran ne reconnaît l’autonomie de l'Azerbaïdjan (république pro-soviétique) et n’accorde à l’URSS une concession sur le pétrole. Avec le soutien des anglo-saxon la province est reconquise et le parlement iranien, élu en 1948, rejette l’accord de concession sur le pétrole.
En 1951, le premier Mohammad Mossadegh est éloigné du pouvoir par les anglais et les américains pour avoir nationaliser le pétrole. Le shah d’Iran est rétablit sur le trône en échange de licences à cinq entreprises pétrolières américaines, en plus de la Royal Dutch Shell et de la Compagnie française de pétroles. En 1973, C'est la révolution iranienne qui verra l'émergence de l'ayatollah Khomeyni, chef religieux en exil depuis quinze ans et soutenu par le gouvernement Giscard. Mais il n'est pas le « Gandhi iranien » dont parle le journal Le Monde et il utilise les méthodes oppressives qui avaient été dénoncées sous la dictature du shah.
Les États-Unis et leurs alliés fournissent des armes et de la technologie à Saddam Hussein, qui a pour objectif de s’emparer des champs de pétrole du Khuzestan. En 1980, l'Irak, soutenu financièrement et militairement par les autres pays arabes, puis par les États-Unis et les pays occidentaux envahit l'Iran avec l'espoir de détruire la révolution. L’Irak, à l'issue de la guerre Iran-Irak, ne réussit pas à défaire la révolution islamique mais celle-ci ne parvient pas non plus à s'exporter.


- En Irak, Saddam Hussein bénéficie à partir de 1979 du soutien à la fois des pays occidentaux et du Bloc de l'Est. Après la révolution islamique d'Iran, l'Irak bénéficie d'un large soutien international et des pays comme la France et les États-Unis qui lui fournissent en grande quantité armes et technologies, l'URSS restant toutefois le premier fournisseur d'armement. Les Nations unies n'ont jamais enquêté sur les crimes de Saddam Hussein car il était impossible de violer les principes de souveraineté et de non-ingérence dans les affaires intérieures d'un État. Aucune aide internationale ne vint soutenir les victimes kurdes des gazages et de la politique d'extermination.
        Ce n’est qu’avec l’invasion du Koweït que l’Irak perd ses soutiens et qu’une coalition internationale se forme afin de « contenir » le régime irakien. Saddam Hussein reste au pouvoir et mate une rébellion, les coalisés n'agissant pas. L'ordre est rétabli dans le centre de l'Irak sous le contrôle de Saddam.




- En Afghanistan Mohammed Daoud Khan avec l’aide de l’armée soviétique prend le contrôle du pays et renverse le roi Mohammad Nadir Shah en 1973. En 1978 alors que Doud s’éloigne de l’URSS, ces derniers offrent un soutien militaire et financier au Parti populaire démocrate afghan) qui organise un putsch militaire pour le renverser. Mais le nouveau premier ministre Hafizullah Amin désire plus d'autonomie vis-à-vis de l'URSS et il prend le pouvoir en 1979. Moins de 10 jours plus tard L’URSS envahi le pays et en 1980, près de 100 000 soldats soviétiques sont en Afghanistan mais ils ne contrôlent que les grandes villes et principales régions économiques. Les moudjahidines, soutenus et armés par les pays occidentaux, États-Unis en tête, prennent progressivement le contrôle de la majorité du territoire (80 %) à l'exception des villes principales. Dès la chute du régime pro-soviétique une guerre civil s’installe entre les volontaires islamistes étrangers et les moudjahidines afghan. En 1996, les talibans, soutenus par le Pakistan et l'Arabie saoudite (financement), prennent le pouvoir et contrôlent, avec l’aide des islamistes étrangers, la majeure partie du pays en repoussant progressivement les moudjahidines du commandant Massoud dans les confins du nord-est du pays.


mercredi 28 août 2013

Attaque chimique en Syrie, mais où sont les preuves ?

Alors que l'Occident, états unis, Grande-Bretagne et France, en tête préparent une intervention armée contre le régime de damas, aucun élément tangible ne permet aujourd'hui d'attester des responsabilités dans le massacre des 21 aout dans le quartier de Ghouta à Damas.

Pourtant ils n’ont eu cette fois aucun doute sur la responsabilité des forces d’Assad : « Il y a un massacre chimique qui est établi, nous avons le droit d’agir, affirmait Laurent Fabius, « des armes chimiques ont été utilisées, les responsables doivent répondre de leurs actes. » indiquait John Kerry. Ainsi malgré les nombreuses déclarations depuis une semaine, aucune preuve ne vient pour l'heure confirmer la responsabilité du gouvernement de Bachar el Assad. "On ne peut pas confirmer qui en est l'auteur", indique Rami Abdel Rahmane au Point .fr. "On peut simplement affirmer que 338 personnes ont perdu la vie dans une attaque au gaz chimique, dont une majorité de civils."


On se souvient d'ailleurs de la certitude en 2003 de la présence d'armes de destruction massive en Irak qui avait entrainé les 3e guerre du Golfe. Colin Powell avait d'ailleurs montré devant le conseil de sécurité de l'Onu des photos de camions présentés comme des prototypes de laboratoire mobile de recherche biologique, des photos satellites d’usine d’armes chimiques et de bunkers, l’enregistrement d’une conversation entre des officiers de la garde républicaine irakienne qui parlent d’« agents neurotoxiques » et présente finalement un flacon de poudre blanche : de l’Anthrax. Il insiste : « chacune des déclarations que je fais aujourd’hui s’appuie sur des sources, des sources solides ». Armes de destruction massive qui n'ont d'ailleurs jamais ete trouvé mais L'administration Bush avait demandé à la CIA des enquêtes et des écoutes téléphoniques illégales pour pouvoir dénigrer publiquement les détracteurs de cette guerre.

Sur le plan politique, la syrie n'avait pas vraiment d'intérêt à faire usage d'armes chimiques alors que qu'il reprenait militairement l'avantage sur la rébellion et que les enquêteurs de l'ONU venaient d'arriver en Syrie.
Alors que les rebelles syriens les plus extrémistes notamment le front al-nosra qui s'est emparé de certains stocks chimiques étaient tout à fait capables de les activer et de les retourner contre des civils, avec pour objectifs de provoquer une levée de boucliers internationale et ainsi déclencher une intervention d’urgence. Le 30 mai 2013, les autorités turques  ont arrêté douze membres du Front Al Nosra, le groupe de rebelles Syriens lié à Al Qaïda d'Irak. Ils étaient en possession de 2 kg de gaz sarin et planifiaient des attentats en Turquie



Les autorités syriennes ont d'ailleurs demandé à l’ONU d’effectuer immédiatement une enquête sur trois attaques chimiques supplémentaires, qui aurait été perpétrées par les rebelles dans les environs de Damas les 22, 24 et 25 août, dans lesquelles des soldats des troupes gouvernementales auraient perdu la vie.
En mai dernier les conclusions de Carla del Ponte, membre de la commission d'enquête de l'ONU sur les violations des droits de l'homme en Syrie, sont tombées : les rebelles syriens ont bien fait usage du gaz sarin. elle indiquait : "nos enquêtes devront encore être approfondies, vérifiées et confirmées à travers de nouveaux témoignages, mais selon ce que nous avons pu établir jusqu'à présent, pour le moment ce sont les opposants au régime qui ont utilisé le gaz sarin". Lors de son interview sur Europe 1 Karim Émile Bitar, directeur de recherche à l'Institut des relations internationales (IRIS)indiquait qu'en utilisant ce gaz, "les rebelles avaient peut-être envie de précipiter une intervention américaine. Cela aurait été compréhensible".

Arrivés le 18 août en Syrie, les experts de l'ONU chargés d'enquêter sur le "massacre de la Ghouta" et de faire la lumiere sur les responsabilité n'ont pu commencer leur mission que lundi dernier. Ils ont été pris pour cible par des tireurs embusqués alors qu'ils se rendaient sur le lieu où l'armée syrienne est soupçonnée d'avoir fait usage d'armes chimiques contre ses opposants mercredis derniers. Les snipers, encore non identifiés, auraient tiré à plusieurs reprises sur le véhicule situé en tête de cortège, au niveau d'une zone tampon. Forçant le cortège à faire machine arrière vers le check-point du gouvernement.

Selon Olivier Lepick la mission des inspecteurs de l'ONU est voué a l'echec et il explique : "il sera extrêmement difficile pour eux de déterminer qui en a été l'auteur, ce qui nécessiterait de retrouver des débris des armes utilisées pour l'attaque."