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lundi 16 septembre 2013

Syrie, qui sont les alliées de la France

Alors que François hollande veut punir le régime de damas et accentuer son soutien a l'opposition, le président n'a aucune réaction concernant les rebelles syriens qui défrayent la chronique par des crimes de guerre, kidnapping et menace contre les minorités syriennes.  John Kerry, le secrétaire d’état américain,  a d'ailleurs déclaré après des négociations avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, à Genève : "Il est possible que certaines de ces armes se trouvent dans les mains de l'opposition".

- À plusieurs reprises au cours de l'année certains rebelles syriens ont pris en otages des membres de l'Onu, en mars ils ont kidnappé 21 personnes proches du plateau du Golan. de nouveau en mai 4 membres de l'organisation ont ete prit en otage. fin juillet le convoi du chef intérimaire de la Mission de supervision des Nations unies en Syrie (Misnus), le général sénégalais Babacar Gaye, a été attaqué «le convoi du général Gaye a été visé par une attaque», a déclaré Ban Ki-Moon en précisant que c'était grâce au blindage des véhicules que l'on ne déplorait aucune victime. Des responsables de l'Onu ont révélé que les cinq véhicules du convoi ont essuyé des coups de feu tirés dans un secteur tenu par l'opposition

- La semaine dernière une vidéo montre des soldats de l'armée régulière agenouillée, front contre terre avec des traces de torture avec derrière des rebelles, le commandant récite alors un verset révolutionnaire, indique vouloir "se venger du régime", puis il abat le prisonnier qui se tient à ses pieds d'une balle dans la tête. Il y a trois mois une vidéo montrant un chef militaire rebelle manger le cœur d'un soldat syrien mort. En aout 2012 la BBC à censurer une vidéo montrant "les rebelles de l'ASL en train de forcer un prisonnier à commettre un attentat-suicide".
- Lundi 2 otages européens détenus par les rebelles ont témoigné de leur condition de détention.
C'est l'ASL soutenu et armé par la France et divers états occidentaux qui les a pris en otage en tentant de faire croire croire qu’ils étaient du Hezbollah :.« Nous avons franchi la frontière depuis le Liban le 6 avril, deux jours plus tard, nous étions à Qussayr et c’est là que l’Armée syrienne libre (ASL) nous a arrêtés puis livrés à la brigade « Abou Ammar », du nom de son chef. Ces gens sont des demi-dingues plus brigands qu’islamistes, plus ou moins inféodés au mouvement « Al Farouk », l’un des principaux groupes de rebelles.
Domenico Quirico envoyé spécial du quotidien italien La Stampa a été libéré dimanche 8 septembre en Syrie, après quatre mois de captivité. il indique dans son témoignage : qu'il a rencontré "le pays du Mal". "Nous étions traités comme des animaux, enfermés dans de petites pièces aux fenêtres closes malgré la chaleur étouffante, jetés sur des paillasses, nourris de leurs restes.", "Par deux fois, ils m'ont fait croire qu'ils allaient m'exécuter."
Le second otage libéré Pierre Piccinin, est particulièrement virulent contre les rebelles syriens. il révèle qu'il a surpris une conversation au cours de laquelle les "rebelles" assuraient avoir utilisé du gaz sarin. Et il poursuit : « C’est un devoir moral de le dire. Ce n’est pas le gouvernement de Bachar Al Assad qui a utilisé le gaz sarin ou un autre gaz dans lors des combats dans la banlieue de Damas. Même s’il m’en coûte de le dire parce que depuis mai 2012 je soutiens l’armée syrienne libre dans sa juste lutte pour la démocratie ». il conclut son témoignage par « C’est devenu trop dangereux pour les étrangers. L’ALS est en déliquescence. De nombreux groupes rebelles sont très radicaux, anti occidentaux, antichrétiens même. La révolution n’est plus ce qu’elle était… »
L'ASL c'est 50 généraux réfugiés en Turquie, qui se rendent aux réunions internationales, mais ils ne se battent pas sur le terrain. Ce ne sont pas des gens très efficaces. ils n'ont aucune autorité sur les combattants sur le terrain.
Un communiqué du ministère russe des affaires étrangères indique : "lors de les 24 sessions du Conseil de l’ONU, les experts internationaux ont présenté des preuves persuasives de la falsification des vidéos et photos des victimes de l’attaque chimique près de Damas, survenue me 21 août"

Mise a jour 14/09/2013 : S'exprimant lors d'une réunion à huis clos de l'ONU, qui a été diffusée sur une chaîne de télévision interne, Ban Ki-moon a déclaré que le rapport sur l'usage des armes chimiques en Syrie sera complet. Il a également accusé le gouvernement syrien de crimes contre l'humanité. Farhan Haq, le représentant de l'organisation, a indiqué qu'il ne savait pas quelles sont les sources utilisées par Ban Ki-moon.


Mise a jour du 16/09/2013 : une étude d'IHS Jane, une société de conseil en défense indique que les rebelles qui luttent contre le régime de Bachar al-Assad, en Syrie, seraient actuellement 100 000 combattants. Mais les forces sont totalement éparpillées et se divisent en près de 1 000 groupes distincts. Environ 10 000 djihadistes, dont des étrangers, liés à al-Qaïda feraient partie des rebelles. Toujours selon cette étude, 30 000 à 35 000 rebelles seraient des islamistes radicaux qui partagent les vues des djihadistes mais se concentrent uniquement sur la Syrie. IHS Jane estime que seule une petite minorité de rebelles serait donc liée à des groupes laïques ou nationalistes.
Selon Charles Lister, auteur de l'analyse , "l'insurrection est désormais dominée par des groupes qui ont au moins un point de vue islamique sur le conflit. L'idée que les leaders de l'opposition sont principalement des groupes laïques n'est tout simplement pas confirmée".

mardi 3 septembre 2013

Syrie, les preuves de la France se résument à rien

Le 2 septembre, le gouvernement français a décidé de rendre publique certaine information classé secret défense censé prouver la responsabilité de Bachar el Assad dans l'attaque chimique.
En la lisant on remarque qu'elle reprend simplement des informations déjà connu et dont une partie est sur Wikipédia, et qu'elle ne fait que mentionnée le fait que la Syrie dispose de stock d'arme chimique (information connue depuis plusieurs années). Il en déduit que puisque la Syrie a des armes chimiques alors ils les ont utilisées. Pourtant les USA, la Chine, la Russie et bien d'autres États en possèdent ainsi que la France.
De même les vidéos n'apportent en rien la preuve de la responsabilité de l'un des deux camps. Elles ne font que mentionner le fait que des armes chimiques ont été utilisé le 21 août. Au final elle n'apporte rien de nouveau si ce n'est le fait que la France ne dispose toujours pas de preuves de la responsabilité du régime syrien et donc la responsabilité des rebelles ne peut être exclu. "Ce document n'est pas une preuve, pas même un rapport brut des services de renseignement français", affirme Éric Denécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement 
Le président de l'UDI fait preuve de scepticisme à la lecture du rapport et il considère qu'Il s'agit de "raisonnement" et non de preuves. Ni les israéliens qui observent attentivement la scène de tout près, ni les USA aux moyens considérables ne sont en mesure de dire qui a tiré.
On peut au mieux parler d'erreur de communication du gouvernement qui a qualifié de "déclassifiées" des informations déjà connues de tous, mais on peut également estimé comme l'affirme le directeur du Centre français de recherche sur le renseignement qu' "Il s'agit d'une synthèse gouvernementale de plusieurs papiers des services de renseignement afin de manipuler l'opinion et les parlementaires".

En juin, le new york times indiquait que depuis près d’un an, d’importantes quantités d’armes issues notamment des stocks du colonel Mouammar Kadhafi, le "guide" libyen renversé et tué le 20 octobre 2011, ont été envoyées aux rebelles syriens, selon plusieurs médias. le "New York Times" détaille le mode opératoire, en se basant sur des données de vols aériens et les témoignages d’officiels, de contrebandiers, de rebelles et d’analystes. Un travail qui révèle "un effort multinational actif et complexe, financé par le Qatar, pour transporter les armes depuis la Libye jusqu’aux combattants de l’opposition syrienne", écrit le journal.

Il y a quelques mois, le site Cyber War rendait compte d’une fuite de données chez Britam Défense, une boîte de mercenaires britanniques.
On y découvre que les mercenaires ont été contactés pour introduire à Homs, en Syrie des armes chimiques et de tourner une vidéo en rendant compte. Le tout à la demande du Qatar, et selon ce dernier, avec la bénédiction de Washington. « Je ne crois pas que ce soit une bonne idée, mais les sommes proposées sont énormes«, conclut le commercial en chef des mercenaires.

Les déclarations du journaliste Dale Gavlak, correspondant au Moyen-Orient pour l'Associated Press depuis deux décennies viennent étayer cette thèse. Il indique que de nombreux médecins, résidents de Ghouta, des combattants rebelles et leurs familles, prétendent que certains rebelles ont reçu des armes chimiques par l'intermédiaire du chef du renseignement saoudien, le prince bandar ben Sultan, et que ce sont ces armes qui sont responsables de l'attentat chimique mortel. Les rebelles ont dit à Gavlak qu'ils n'ont pas été correctement formés sur la façon de manipuler les armes chimiques, qu'ils ne savaient pas de quoi il s'agissait. Il semble que les armes devaient initialement être données à Al-Qaida et au groupe Front al-nosra.
Un membre de l'opposition syrienne a indiqué au journaliste que certains rebelles ont manipulé les armes de façon inappropriée, ce qui a déclenché les explosions. Abou Abdel-Moneim, le père d'un rebelle de l'opposition, a également dit à Gavlak: "Mon fils est venue me voir il y a deux semaines me demandant ce que je pensais du fait qu'on lui avait demandé de garder des armes." Le fils aurait décrit les armes comme une structure en forme de tube tandis que d'autres étaient comme une énorme bouteille de gaz. Le père a nommé le militant saoudien qui aurait fourni les armes comme étant Abou Ayesha. de plus d'une douzaine de rebelles interrogés ont indiqué que leurs salaires proviennent du gouvernement saoudien, écrit Gavlak.

mercredi 28 août 2013

Attaque chimique en Syrie, mais où sont les preuves ?

Alors que l'Occident, états unis, Grande-Bretagne et France, en tête préparent une intervention armée contre le régime de damas, aucun élément tangible ne permet aujourd'hui d'attester des responsabilités dans le massacre des 21 aout dans le quartier de Ghouta à Damas.

Pourtant ils n’ont eu cette fois aucun doute sur la responsabilité des forces d’Assad : « Il y a un massacre chimique qui est établi, nous avons le droit d’agir, affirmait Laurent Fabius, « des armes chimiques ont été utilisées, les responsables doivent répondre de leurs actes. » indiquait John Kerry. Ainsi malgré les nombreuses déclarations depuis une semaine, aucune preuve ne vient pour l'heure confirmer la responsabilité du gouvernement de Bachar el Assad. "On ne peut pas confirmer qui en est l'auteur", indique Rami Abdel Rahmane au Point .fr. "On peut simplement affirmer que 338 personnes ont perdu la vie dans une attaque au gaz chimique, dont une majorité de civils."


On se souvient d'ailleurs de la certitude en 2003 de la présence d'armes de destruction massive en Irak qui avait entrainé les 3e guerre du Golfe. Colin Powell avait d'ailleurs montré devant le conseil de sécurité de l'Onu des photos de camions présentés comme des prototypes de laboratoire mobile de recherche biologique, des photos satellites d’usine d’armes chimiques et de bunkers, l’enregistrement d’une conversation entre des officiers de la garde républicaine irakienne qui parlent d’« agents neurotoxiques » et présente finalement un flacon de poudre blanche : de l’Anthrax. Il insiste : « chacune des déclarations que je fais aujourd’hui s’appuie sur des sources, des sources solides ». Armes de destruction massive qui n'ont d'ailleurs jamais ete trouvé mais L'administration Bush avait demandé à la CIA des enquêtes et des écoutes téléphoniques illégales pour pouvoir dénigrer publiquement les détracteurs de cette guerre.

Sur le plan politique, la syrie n'avait pas vraiment d'intérêt à faire usage d'armes chimiques alors que qu'il reprenait militairement l'avantage sur la rébellion et que les enquêteurs de l'ONU venaient d'arriver en Syrie.
Alors que les rebelles syriens les plus extrémistes notamment le front al-nosra qui s'est emparé de certains stocks chimiques étaient tout à fait capables de les activer et de les retourner contre des civils, avec pour objectifs de provoquer une levée de boucliers internationale et ainsi déclencher une intervention d’urgence. Le 30 mai 2013, les autorités turques  ont arrêté douze membres du Front Al Nosra, le groupe de rebelles Syriens lié à Al Qaïda d'Irak. Ils étaient en possession de 2 kg de gaz sarin et planifiaient des attentats en Turquie



Les autorités syriennes ont d'ailleurs demandé à l’ONU d’effectuer immédiatement une enquête sur trois attaques chimiques supplémentaires, qui aurait été perpétrées par les rebelles dans les environs de Damas les 22, 24 et 25 août, dans lesquelles des soldats des troupes gouvernementales auraient perdu la vie.
En mai dernier les conclusions de Carla del Ponte, membre de la commission d'enquête de l'ONU sur les violations des droits de l'homme en Syrie, sont tombées : les rebelles syriens ont bien fait usage du gaz sarin. elle indiquait : "nos enquêtes devront encore être approfondies, vérifiées et confirmées à travers de nouveaux témoignages, mais selon ce que nous avons pu établir jusqu'à présent, pour le moment ce sont les opposants au régime qui ont utilisé le gaz sarin". Lors de son interview sur Europe 1 Karim Émile Bitar, directeur de recherche à l'Institut des relations internationales (IRIS)indiquait qu'en utilisant ce gaz, "les rebelles avaient peut-être envie de précipiter une intervention américaine. Cela aurait été compréhensible".

Arrivés le 18 août en Syrie, les experts de l'ONU chargés d'enquêter sur le "massacre de la Ghouta" et de faire la lumiere sur les responsabilité n'ont pu commencer leur mission que lundi dernier. Ils ont été pris pour cible par des tireurs embusqués alors qu'ils se rendaient sur le lieu où l'armée syrienne est soupçonnée d'avoir fait usage d'armes chimiques contre ses opposants mercredis derniers. Les snipers, encore non identifiés, auraient tiré à plusieurs reprises sur le véhicule situé en tête de cortège, au niveau d'une zone tampon. Forçant le cortège à faire machine arrière vers le check-point du gouvernement.

Selon Olivier Lepick la mission des inspecteurs de l'ONU est voué a l'echec et il explique : "il sera extrêmement difficile pour eux de déterminer qui en a été l'auteur, ce qui nécessiterait de retrouver des débris des armes utilisées pour l'attaque."