En octobre dernier, Valls indiquait que les forces de l’ordre porterait des 2013 un numéro de matricule : «Les policiers porteront un élément d'identification, sur leur uniforme ou sur leur brassard, bref le retour du matricule, parce qu'on a besoin de cet élément d'identification.». Faut il rappeler que la loi oblige deja les force de l'ordre a donné leur numero de matricules lorsqu'il est demandé nombre d'agents, hommes ou femmes, refusaient de donner leur nom ou leur numéro de matricule, alors que la législation leur en fait obligation, une circulaire de 1985.
L'hôte de Beauvau, insistait d'ailleurs a l'époque sur l'importance de proscrire le tutoiement lors des contrôles, et indiquait qu'il était en train, avec la garde des Sceaux, Christiane Taubira, de réviser le Code de déontologie des policiers.
À compter de 2013, le numéro de matricule devrait réapparaître, soit sur un insigne, soit sur une bande de tissu apposée sur un scratch, ainsi que sur les brassards des policiers en civil. pourtant depuis plus aucune indication malgré les discriminations et violence policière. «On fait moins de sécurisation des cités et plus de missions pour protéger les palais nationaux», reconnaît un officier des forces mobiles.
Hier soir, quatre députés UMP, tous de Franche-Comté, ont été bloqués par un barrage de CRS alors qu’ils rejoignaient leurs bureaux de l’Assemblée nationale, La vidéo a rapidement fait le tour du web. Damien Meslot, Marcel Bonnot, Alain Chrétien et Jean-Marie Sermier ont brandi leurs cartes de député, en vain. Il a fallu attendre plusieurs minutes pour qu’on leur libère le passage. Damien Meslot accuse même les CRS de « violences policières », affirmant avoir reçu « un coup de bouclier dans la figure ». Les députés sortaient d’un restaurant où il avait dîné « pour faire un point sur les cantonales et les municipales ». Ils tentent de revenir à son bureau quand sur le Quai d’Orsay, ils tombent sur un barrage de CRS. Il est un peu plus de 21h30. Des opposants manifestent pacifiquement leur opposition au projet de loi sur le mariage pour tous. Damien Meslot, indique à France 3 : « J’ai sorti ma carte de député pour qu’on nous laisse passer. J’ai reçu un coup de bouclier dans la figure ». Ce coup, on ne le voit pas dans la vidéo. « Vos collègues journalistes sont arrivés. Ils n’ont ont sauvé la mise, sinon on prenait un coup de gaz », il précise également que « le commandant ne s’est même pas excusé » et estime qu’ « on a donné des ordres ».
Sollicités ce matin, ni le ministère de l’Intérieur, ni la préfecture de police de Paris n’ont pour l’instant répondu à nos questions.
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mercredi 17 avril 2013
jeudi 9 août 2012
Chaque présidents reçoit ses dictateurs
Après Nicolas Sarkozy qui a invité Kadhafi a l’Elysée, François
hollande a invité lui le roi du Bahreïn. Le 23 juillet dernier, le roi de
Bahreïn, Hamad ben Issa Al-Khalifa, était reçu à Paris. La Garde Républicaine a
salué le roi à sa descente d'avion, devant lequel un tapis rouge avait été
dressé. Pourtant François Hollande avait affiché sa volonté de rompre avec ses
prédécesseurs, promettant de « ne pas inviter les dictateurs à Paris ».
Mais en France, aucun journaliste n'avait été prévenu de la
visite de ce souverain accusé d'avoir réprimé dans le sang un début de révolte
en 2011. Après des troubles en partie violents en août et septembre 2010, des
centaines de personnes ont été emprisonnées et certaines retenues dans une
prison secrète et durement torturées. Bien que les prisonniers et prisonnières
aient déposé plainte pour torture devant la justice, les autorités n’ont mené
aucune enquête. L’accès aux prisonniers et prisonnières ainsi qu’à leurs
avocats rendu très compliqué. Les sites web, les news-lettres et autres médias
d’opposition ont été interdits. Le droit de réunion a été limité et les
organisations des droits humains ont été muselées. La France avait d’ailleurs
contribué à former les forces de l’ordre bahreïnies à la « gestion des foules
».
Pendant que le ministre des Affaires étrangères Laurent
Fabius rencontrait son homologue bahreïni et la ministre de la Culture, Aurélie
Filippetti, recevait le conseiller du roi pour les affaires culturelles et
scientifiques. Là encore, des rencontres très médiatisées à Bahreïn mais
invisibles sur les sites des ministères français.
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