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samedi 24 août 2013

2014 : une année qui va couter encore très chère en impôt

Malgré les promesses du parti socialiste de ne pas augmenter les impôts en 2014, et de leur soi-disant prise en compte du ras-le-bol fiscal des Français, et alors que Bruno le Roux, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale promet qu'aucun nouvel impôt ne serait voté durant le reste du quinquennat. Mais les promesses n'engageant que ceux qui les écoutent. En mars 2013, le président avait déjà promis qu’il n’y aurait pas de nouvelle hausse d'impôts en 2014. Et d'ici là, "aucun effort supplémentaire ne sera demandé aux Français" en 2013.
Le ministre de l'Économie s'apprête pourtant à faire voter plus de 6 milliards d'impôts supplémentaires pour 2014 ainsi que 6 autres milliards afin compenser le rendement décroissant de certaines recettes votées dans le budget 2013. Sans compter ce qui a déjà été voté et qui ne sont pas encore entré en vigueur comme la hausse de la TVA ou certaines dispositions de l’impôt sur le revenu avec Le gel des barèmes et la réduction du quotient familial entre autres.

Afin de pouvoir avoir de nouvelles recettes fiscales, le gouvernement va désormais s’attaquer aux taxes et aux prélèvements. Ainsi afin de financer la réforme des retraites, le gouvernement envisage ainsi d’augmenter la CSG afin de percevoir plusieurs milliards d’euros ou d’augmenter les cotisations patronales pour la partie concernant la pénibilité.
Ils annoncent également ce matin la mise en place d’une taxe carbone. Cependant Bruno le roux justifie cette décision en affirmant qu’elle n’apportera pas de recette nouvelle pour les finances publiques. Ce sera le premier impôt qui ne rapportera pas d’argent à l’état, on peut donc se poser des questions sur son utilité puisqu’il coutera plusieurs milliards d’euros par an aux particuliers et aux entreprises.
On peut également redouter une flambée des impôts locaux suite a la baisse de dotation de l’état aux collectivistes locales et à une augmentation de leur mission. En effet la majeure partie de la baisse des dépenses prévues par le gouvernement s’est effectué en baissant de plus de 1.5 milliards leur dotation en contrepartie il a été donnée aux départements la possibilité de déplafonner le taux de prélèvement des droits de mutation qui passerait de 3.8% à 4.5% soit une possibilité de 1.3 milliards de nouveaux impôts locaux pour 2014. Car comme le dit hollande les "collectivités locales sont libres, maîtresses de leurs décisions" et il faudra bien qu’elle trouve des financements pour faire face.
La taxe foncière a augmenté en moyenne de 21 % entre 2006 et 2011. La révision des valeurs cadastrales prévue pour 2014 risque de fortement alourdir cette tendance.

Le système français arrive donc à un niveau où les impôts deviennent trop lourds et ou la population s’estime à spolier par l’État. Adam Smith défendait d’ailleurs que « il ne fait pas doute qu'un impôt exorbitant, équivalant par exemple, en temps de paix comme en temps de guerre, à la moitié ou même au cinquième de la richesse de la nation, justifierait, comme tout abus caractérisé de pouvoir, la résistance du peuple. »

mercredi 17 avril 2013

Interview de Cahuzac : décryptage

Afin de préparer son interview sur bfm, Jérôme Cahuzac a fait appel à une communicante spécialiste de la gestion de crise, Anne Hommel qui était déjà derrière l’interview de DSK sur TF1 suite a l’affaire du Sofitel. On remarque donc que ils emploient tout les deux le même types de tournure de phrase, les même mots : mains rapprochées sur la table, prosodie robotique, mine de dégoût, « faute morale », formule sémantique répétée plusieurs fois. 
Le visage est marqué, crispé, les yeux sont tirés vers le bas, la tonalité de la voix se veut basse et monotone, Au final cela ne ressemble pas du tout à une confession spontané mais a une mise en scène afin de tenter d’atténuer voir d’apitoyer les français sur son sort. 

Cependant au travers de l’interview et malgré ses conseillés en communication, il nous adresse au travers des lignes un véritable aveu des mensonges du gouvernement car à écouter attentivement l’interview de Cahuzac sur BFM, on peut difficilement penser que sa hiérarchie, à savoir Hollande, Ayrault et Moscovici ignoraient la vérité et n’était pas au courant.

Notons  tout d’abord cette phrase : "ceux qui m’ont vu à ce moment  ont vu comment je me consume alors (après les révélations de mediaparts)." Il indique ici de façon explicite qu’il était impossible pour sa hiérarchie de ne pas savoir et qu’ils ont vu leur ministre chargé du budget à partir de la révélation être marqué par le mensonge et que cela apparaissait dans son attitude.
Autre réponse pour le moins ambigu, à la question : « "le président, le premier ministre, le ministre des finances savaient-ils ?", réponse de Cahuzac : "J'ignore si le Président savait ; à lui aussi, je n’ai pas dit la vérité." Cette phrase fait plutôt  supposer qu’Hollande pouvait savoir mais ne le disait pas forcément à Cahuzac. "Je n’ai pas dit" n’équivaut pas, en effet, à "je n’ai jamais dit". Cahuzac ne dit pas si Ayrault ou Moscovici savaient ou ne savaient pas. Il dit juste qu’il leur a menti. 
D’ailleurs Moscovici, il y a quelques jours, a révélé qu’il avait été demandé le 14 décembre 2012 à Cahuzac de signer un document déclarant qu’il ne possédait pas de compte à l’étranger, ce que le ministre du budget a refusé de faire.  Ajouté à cela sa combustion apparente suite aux révélations, l’attitude du gouvernement pose question.

Ajoutons à ces faits les très curieuses questions posées qui permettaient comme par hasard à Cahuzac de passer entre les gouttes des investigations puisque qu’aucune question n’a été posée à Singapour, alors que c’était la domiciliation supposé de son compte. De plus la gestuel de l’ex ministre lorsqu’il tente un démenti est équivoque : aucun clignement d’œil et un visage fermé voire complètement figé quand il affirme « j’ai indiqué ce montant / ce compte n’a jamais permis de financer la campagne du PS ». Tous les doutes sont permis. Alors que lorsqu’il est dans la sincérité il a une autre gestuelle très spécifique : haussement des sourcils, clignements des yeux, fluidité des mouvements du buste …

D’ailleurs Ayrault a tenté de discréditer l’interview de son ancien ministre pour en atténuer les sous entendus il a donc jugé mercredi sur France Inter que l'interview de l'ex-ministre délégué au Budget Jérôme Cahuzac avait "un côté pathétique" et il s’est d’ailleurs sentit obligé de nier à nouveau leurs connaissances sur l’existence du compte.

samedi 13 avril 2013

Fronde du PS contre la politique du président

Même au sein de sa propres majorité, francois hollande doit faire face a une fronde, des voix s’élèvent au Parti socialiste pour réclamer une autre politique. Arnaud Montebourg, ministre du Redressement Productif, Benoît Hamon à la Consommation ou Cécile Duflot la ministre du Logement, n’y sont pas allés de main morte et critique l'action du gouvernement. Dans un gouvernement "normal", des ministres qui se mettent ainsi en opposition a la politique du Président et qui critiquent haut et fort le Premier ministre aurait été remercié. "Un ministre ça ferme sa gueule ou ça démissionne" disait Jean-Pierre Chevènement. Dans le cas de francois hollande il n'y a eu aucune réaction de sa part au attaque de ses ministres sur sa politique et sur ses compétences a occupé son poste. cela met en exergue l’incohérence et le manque de solidarité gouvernementale.

Certain député socialiste estime que francois hollande n'a pas prit la mesure de son poste et qu'il agit toujours comme président de conseil régional.
certaine attaques qui les plus forte sont celles qui insistent sur la naïveté d'un président à qui un ministre a pu mentir les yeux dans les yeux, qui n'a pas jugé utile de s'en méfier davantage, et qui assure à propos des comptes offshore de son trésorier de campagne et ami de longue date, Jean-Jacques Augier: «Je ne connaissais rien de ses activités!».

Même Eva Joly, censée être dans la majorité avec son parti écologiste, a pointé la faille du dispositif en accusant le président et son premier ministre de «naïveté coupable»!ce sont les révélations quotidiennes qui le contraignent à réagir, à modifier son agenda, à annuler ses déplacements en province. Le président de l'assemblé national  Claude Bartolone remet egalement en cause les mesure prevu par le president pour tenter de moraliser la vie politique. Il s'oppose ainsi à la publication du patrimoine des elus.

jeudi 9 août 2012

Chaque présidents reçoit ses dictateurs


Après Nicolas Sarkozy qui a invité Kadhafi a l’Elysée, François hollande a invité lui le roi du Bahreïn. Le 23 juillet dernier, le roi de Bahreïn, Hamad ben Issa Al-Khalifa, était reçu à Paris. La Garde Républicaine a salué le roi à sa descente d'avion, devant lequel un tapis rouge avait été dressé. Pourtant François Hollande avait affiché sa volonté de rompre avec ses prédécesseurs, promettant de « ne pas inviter les dictateurs à Paris ».

Mais en France, aucun journaliste n'avait été prévenu de la visite de ce souverain accusé d'avoir réprimé dans le sang un début de révolte en 2011. Après des troubles en partie violents en août et septembre 2010, des centaines de personnes ont été emprisonnées et certaines retenues dans une prison secrète et durement torturées. Bien que les prisonniers et prisonnières aient déposé plainte pour torture devant la justice, les autorités n’ont mené aucune enquête. L’accès aux prisonniers et prisonnières ainsi qu’à leurs avocats rendu très compliqué. Les sites web, les news-lettres et autres médias d’opposition ont été interdits. Le droit de réunion a été limité et les organisations des droits humains ont été muselées. La France avait d’ailleurs contribué à former les forces de l’ordre bahreïnies à la « gestion des foules ».

Pendant que le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius rencontrait son homologue bahreïni et la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, recevait le conseiller du roi pour les affaires culturelles et scientifiques. Là encore, des rencontres très médiatisées à Bahreïn mais invisibles sur les sites des ministères français.  

Dans l'Hexagone, il a ensuite été annoncé un accord de coopération dans le domaine des droits de l'Homme et de la presse. Mais il a été oublié de parler d'un accord bien plus large portant notamment sur «une coopération militaire». Le député socialiste Pouria Amarshahi, également secrétaire national du PS en charge des droits de l'Homme, «désapprouve cette visite». «Je ne vois pas l'intérêt de cet accord avec ce pays. Je ne comprends ni l'objectif ni la finalité de cette coopération»

jeudi 14 juin 2012

Le partit socialiste : faites ce que je dis, pas ce que je fais :

Au PS, champion de la dissidence, où une cinquantaine de candidats avaient décidé de passer outre les investitures officielles, certain sont en situation de l’emporter :
  
  •  Comme Ségolène Royal à La Rochelle, le député sortant de la 1ère circonscription de l’Aisne, René Dosière, devra faire face dimanche au candidat du PS, Fawaz Karimet. Pourtant Au premier tour, Fawaz Karimet (21,47%) était le candidat officiel du PS, il a refusé de se désister au profit de René Dosière, arrivé en tête avec 29,11% des suffrages. 
  • A Roubaix, le député sortant Dominique Baert arrive en tête du premier tour avec 36,46% des voix. Son refus de laisser la place à Slimane Tir, candidat EELV officiellement investi par le PS, a pour résultat de les voir s'affronter au second tour.

  • Dans la 15ème circonscription du Nord  encore, le maire de Steenvoorde Jean-Pierre Bataille, réussit son pari en se présentant contre la député sortante et candidate officielle Françoise Hostalier, qui est éliminée. Mais son adversaire refuse de le soutenir au second tour.

A la direction du PS, ce qui a fait grincer quelques dents, c’est surtout de voir plusieurs ministres s’afficher aux côtés des dissidents. Ainsi la compagne de François hollande s’est prononcée en faveur de l’adversaire de Ségolène royal.
Alors que la position de certain ministre en faveur de dissidents ne leur a pas attiré les foudres du PS, Mme Valérie Trierweiler reçoit elle critique et rappelle à l’ordre.

Mr Raffarin  voit dans le flot de réactions suscité par le message de soutien de la Première dame à l'adversaire de Ségolène Royal aux législatives la preuve «d'un certain sectarisme à gauche». «Pour moi, ce tweet, ce n'est pas une faute, c'est une liberté», réagit il sur France Inter. «Et je vois que la liberté, à gauche, fait peur.»

François Hollande a fait campagne en mettant en avant sa volonté de rupture avec l’ère Sarkozy, en particulier sur le mélange entre vie privée et vie publique.
"Les Français ne supportent plus cette confusion du public et du privé" avait confié Hollande en 2011 au point. Il parlait alors de Nicolas Sarkozy. « La règle simple, c’est que nous ne pouvons pas mélanger, confondre la vie politique et la vie personnelle », déclarait Hollande en 2008. Et durant le deuxième tour de la présidentielle il indique : « Je ne mélangerai pas vie publique et vie privée?»

François Hollande a d’ailleurs brisé une autre promesse de campagne en soutenant Ségolène Royal. Et ce après avoir répété qu’il n’interviendrait pas dans la campagne et qu’il était le « Président de tous les Français et non le chef de la majorité ».

mardi 5 juin 2012

France telecom, l'etat en faveur de dividende qui dépasse les bénéfices


Alors que le partit socialiste et le président François hollande nous expliquait : « Les bénéfices réalisés par les grandes entreprises ne doivent pas uniquement servir à verser des dividendes. Ils doivent servir à financer l’investissement, à créer des emplois et à relancer la politique salariale. Pour cela, le Parti socialiste propose de moduler le taux de l'impôt sur les sociétés selon que les bénéfices sont distribués sous forme de dividendes ou de rachats d'actions, ou servent à financer l’investissement, à créer des emplois ou à augmenter les salaires. »

Pourtant les représentants de l'Etat, qui détient 27 % du capital de France telecom, ont voté contre la réduction du dividende de 1,40 euro à 1 euro par action. L’operateur historique va ainsi verser 3,8 milliards de dividende
Les syndicats et le salaries actionnaires déplorent une distribution de dividende qui dépasse les bénéfices nets de l’entreprise, à un moment où le groupe enregistre une baisse de son activité et de sa rentabilité.
Pourtant Le groupe est confronté à l'arrivée de Free Mobile et à la baisse de ses marges, France Télécom a enregistré une baisse de son activité et de sa rentabilité opérationnelle au premier trimestre, période correspondant à l'arrivée de Free sur le marché de la téléphonie mobile et au cours de laquelle l'ancien monopole public a perdu 615.000 clients.

Les dirigeants prévoient un recul de son cash flow opérationnel en 2012 à 8 milliards d'euros, soit un milliard en moins que l'année précédente, alors que l'opérateur doit investir lourdement dans les nouveaux réseaux, comme la 4G. Bouygues ou encore Vivendi, la maison-mère de SFR, pourtant, réduit leur dividende.