Affichage des articles dont le libellé est Sécurité. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Sécurité. Afficher tous les articles

lundi 16 décembre 2013

Vitesse sur le péripherique : le gouvernement se frotte les mains

En 2014, la limitation de la vitesse à 70 km/h sur le périphérique sera un fait bien réel. Le Conseil d’État y travaille déjà pour mettre le texte en forme, le grand cercle bitumé de la capitale va devoir ralentir son allure. De 80 km/h, il passera, au lendemain du réveillon, à 70 km/h.
Elle est un motif de satisfaction pour l’actuel maire de Paris, Bertrand Delanoë, qui réclamait cette baisse de longue date pour dit-il, réduire la pollution, diminuer les nuisances sonores et améliorer la sécurité routière.
Concernant la sécurité routière, la Ligue contre la violence routière minimise l’impact de la mesure : « Il n’y aura pas de répercussion majeure sur l’accidentalité (...) avec la mise en place des radars, on est passé de 15 morts à 2 ou 3 tués par an », affirme sa porte-parole, Chantal Perrichon. Elle assure d'ailleurs que "le périphérique est maintenant une voie sûre"

Coté pollution pas de grand changement non plus : "il restera très limité, met en garde Aurélie Fritz d'Airparif, interviewée par metronews. Cela entraînera une baisse de l'ordre de 5% maximum de la pollution atmosphérique". Par contre la mise au rébus des vieux bus diesel de la RATP est repoussé a 2015.
ce n'est qu'une "mesure de façade" pour l'Automobile Club qui s'y oppose. "Cette mesure est uniquement politique", considère Simon Midal, président délégué pour l'Ile-de-France. Selon lui, la nouvelle limitation n'aura aucun impact sur le trafic non plus, la vitesse réelle des automobilistes sur le périphérique étant déjà bien en deçà des 80 km/h en période de pointe. Quant au volet sonore, la réduction de 10 km/h équivaut à une baisse du niveau sonore pour les riverains de 0,5 à 1 décibel en journée et de 1,5 décibel la nuit. "Une baisse à peine perceptible", prévient Julie Nauvion, présidente de Bruitparif. Pour 40 millions d'automobilistes la solution consiste a faire usage d'un enrobé acoustique sur le périphérique qui "permettrait de réduire de 9 décibels la pollution sonore" et de lutter contre les véhicules trafiqués émettant des bruits assourdissants.

Par contre au niveau des flash de radar sur les faible excès de vitesse, le gouvernement s'attend a une très forte hausse des rentrés d'argent après l'application de la mesure, une baisse des limitations de vitesse occasionne une explosion des PV d’excès de vitesse. Pourtant selon un rapport du ministère de l’Intérieur, en 2012, « 93,5% des excès de vitesse sont inférieurs à 20 km/h. Les automobilistes sont donc, dans leur très grande majorité, respectueux des limitations de vitesse, et lorsqu’ils les dépassent, c’est  par faible amplitude. Pierre Chasseray, porte-parole de 40 millions d'automobilistes indique : "C'est une bonne nouvelle pour les radars, mais c'est tout"
Le gouvernement ne cherche par contre pas a lutter contre les véritable danger de la route : selon l’association Prévention routière, la présence d’un obstacle fixe (arbre, véhicule en stationnement, glissières, mur, poteau, panneau de signalisation, bordure de trottoir, fossé, etc…) engendre de très nombreux accidents. Ce facteur intervient « pour les accidents occasionnant 36,5% des tués. »
Ainsi il n'est pas rare de voir a paris de nombreux véhicules en stationnement dangereux dans des virages, au milieux de ronds point, dans des intersections sans que cela ne dérange les pouvoirs publique.

vendredi 19 avril 2013

Non la sécurité des français n’est pas assurée

Malgré les promesses et discours de François hollande qui lors de son déplacement a Roissy assurait que les français sont en sécurité : "Il y a des menaces qui existent, chacun les connaît, elles sont multiples. Je voulais m'assurer que tout était en place pour que la sécurité des Français soit garantie. Elle l'est", a déclaré le chef de l'État,pourtant l’insécurité a augmenté et les chiffres viennent le contredire.

Ainsi les chiffres de 2012 sont accablants, les statistiques de la criminalité se sont fortement dégradées au second semestre. En 2012 les cambriolages de résidences principales augmentent de 15 % en zone gendarmerie en 2012. Les vols à la tire sont aussi à la hausse ainsi que les vols simples dans les lieux publics et les vols violents sans arme contre des femmes sur la voie publique, principalement des vols de bijoux
L'observatoire de la délinquance et des réponses pénales émet une hypothèse: que le nouvel outil d'enregistrement des procédures de la gendarmerie nationale (le logiciel Pulsar), censé garantir des remontées automatiques des saisies, ait changé la donne. Mais problème : cette application est entrée en fonction en janvier 2012 et les faits n'ont explosé qu'à partir de juin. Nul ne sait ni surtout ne veut l’expliquer Place Beauvau. Sur l'année 2012 les violences ont fait 16.000 victimes de plus en un an, alors que leur taux d'élucidation (la capacité à trouver le suspect) a chuté de 60% à 58%.
La politique d’amnistie du gouvernement et leur prise de position en faveur des délinquants et non des victimes est dangereuse et dire que la politique de Nicolas Sarkozy envers la criminalité était le tout carcéral est fondamentalement faux. C’est une note du contrôleur général des lieux de privation de liberté adressée en juin 2012, que se trouve pour la première fois l’affirmation selon laquelle la Justice est deux fois plus ferme qu’il y a quarante ans. Note qui a fait la joie du parti socialiste et de Taubira afin de justifier leur politique concernant la criminalité et l’assouplissement des peines.
Mais la réalité en est bien loin ainsi selon les chiffres la réponse pénale s’est considérablement affaiblie depuis quarante ans. En 1971, 9 000 détenus étaient en prison pour vol simple. Quarante ans plus tard, les vols simples ont été multipliés par trois alors qu’il n’y a plus que 3 000 détenus. Bien que le nombre de détenus ait doublé  depuis 1971, le nombre de violences enregistrées a augmenté de façon beaucoup plus importante encore. Ainsi le nombre de viols a augmenté en quarante ans de 600 %, les coups et blessures volontaires ont augmenté de 650 %. Le recul de la répression est encore plus spectaculaire s’agissant des mineurs. En 1965, le nombre de mineurs incarcérés était supérieur à ce qu’il est aujourd’hui alors que la délinquance des mineurs était pourtant nettement moins développée.
Et malgré la mise en place des peines planchées par Sarkozy celle-ci n’ont pas augmenté le taux et la durée des incarcérations notamment parce qu’elles ont été fixées à des niveaux relativement bas et dans 20% des cas, le juge prononce une peine de prison ferme inférieure à la peine plancher.  Dans le ressort de la Seine-Saint-Denis, au tribunal de Bobigny, on atteint même un taux de 2 %  de peines planchers ferme prononcées à l’égard des récidivistes.

En réalité sur 1,4 million d’auteurs présentés chaque année à la Justice, seuls 120 000 sont condamnés à une peine de prison ferme, et 80 000 sont réellement envoyés en prison. Le taux d’incarcération en France est d’ailleurs dans les plus faibles d’Europe, alors qu’en France il est d’environ 100, la moyenne européenne est de 122. En France, entre 2002 et 2008, alors que la hausse du nombre de détenus a été de 25 %. Le taux de criminalité a reflué de 15 %. A contrario, entre 1997 et 2002, la politique pénale était à l’opposé, avec un volontarisme destiné à réduire l’incarcération. Le taux de criminalité a augmenté de 17 %.