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lundi 16 décembre 2013

Rapport sur l'integration : Matignon attaque la droite

Après avoir salué la qualité des travaux de ces « experts » et publié sur le site internet de Matignon l’intégralité de ces rapports, le Premier ministre tente une manœuvre de dissimulation. À l'origine de ces propositions en rupture totale avec la tradition française en matière d'intégration, le directeur de cabinet de Jean-Marc Ayrault Christophe Chantepy et son adjointe Camille Putois.
Ce document explosif, qui plaide notamment pour la remise en cause de l'interdiction du voile à l'école, avait été mis en ligne sur le site de Matignon le 13 novembre. Jean-Marc Ayrault avait alors loué «la grande qualité» des travaux réalisés par les quelque 250 universitaires, sociologues, syndicalistes et chercheurs ayant participé à l'élaboration du document au travers du soutien de pas moins de 10 ministères. ce sont des "personnalités qualifiées", qui auraient rédiger le rapport : Terra Nova, la Fondation Jean Jaurès ...
 Le premier ministre avait également indiqué que ce rapport servirait de «base au travail (…) pour définir les grands axes de la nouvelle politique d'intégration de notre pays».

Il a supprimé durant le week-end les rapports de son site internet. Il a indiqué aujourd'hui "Mon engagement n'est pas de commenter tel ou tel rapport, telle ou telle polémique, c'est d'agir pour la France", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Alger. Il n'avait pourtant pas hesiter a feliciter la qualité de ce rapport et le presenter comme la base du travail du gouvernement.
Mais cela ne signifie pas qu'il renonce a s'appuyer sur ces travaux, ainsi Ségolène Royal ne critique pas le rapport en lui même mais : "C'est la méthode qui a surpris". De même nombre de sénateur de gauche ne remette pas en cause le rapport mais préfère attaquer le journal qui a soulever son  danger pour l’intégrité de la république.

Dans le rapport, comme l'a souligné une spécialiste de l'intégration dans le Figaro, le mot "devoir" est cité treize fois. Le mot "droit" est cité, lui, 440 fois. Quand on parle d'intégration, les "droits" et les "devoirs", devraient être sur le même plan.
Le rapport préconise l’abandon de l’intégration : ce mot et sa mise en pratique sont en effet jugés discriminants. Il propose notamment une journée de commémoration sur les apports de ces migrations et la création d'un "musée des colonisations".
Le rapport demande que le port du voile soit autorisé à l’école alors que dans de nombreux pays les femmes qui oseraient refuser cet abaissement et cette humiliation sont fouettées, emprisonnées, parfois lynchées.
Il prône un travail de remise à plat de l'histoire de la France qui contiendrai a leur yeux trop de personnalité "Blanche et Hétérosexuel", il est ainsi écrit : « L’histoire enseignée se réfère à des figures incarnées qui demeurent très largement des « grands hommes » mâles, blancs et hétérosexuels ». « En voulant réécrire l’Histoire de France pour effacer les grandes figures de notre patrimoine national, la gauche mutile les racines de notre pays. Notre Histoire millénaire ne doit pas devenir un objet de clientélisme politique » indique le député de Vendée Yannick MOREAU

Le rapport souhaite également valoriser l'enseignement de l'arabe et des langues africaine en l'introduisant dans les meilleurs écoles et lycées". Le français deviendrait ainsi une langue parmi d’autres. Concernant la partie social,  le rapport dénonce certaines prestations", comme l'allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) ou le RSA qui "ne sont servis aux assurés ressortissants étrangers que s'ils justifient d'un séjour régulier de 5 ans au moins. il est aussi suggéré de créer un délit de "harcèlement racial" et souhaite étudier "le recours à la sanction".

Le rapport sur le site de l'UNI

vendredi 22 novembre 2013

Mise à plat de la fiscalité : Cette annonce qui fait trembler la présidence

Alors que le gouvernement est au plus bas dans les sondages, que le Premier ministre et le président n'ont jamais été aussi impopulaires. Jean-Marc Ayrault tente de reprendre la main sur les évènements après 3 mois d'inaction et de reculade.
Dans une interview aux Échos du 18 novembre, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé son intention de lancer une "remise à plat" du système fiscal français, avec pour objectif une mise en œuvre dans le projet de budget 2015. Il indique que le "système" français est "devenu très complexe, quasiment illisible, et les Français, trop souvent, ne comprennent plus sa logique ou ne sont pas convaincus que ce qu'ils paient est juste, que le système est inefficace".
À première vue, cette remise à plat semble être une opportunité pour améliorer la fiscalité et réfléchir au niveau et à l'affectation des dépenses public. Mais il s'empresse d'indiquer que cette remise à plat interviendrait "à prélèvements obligatoires constants". Le gouvernement décide donc de laisser la fiscalité a son niveau le plus élevé jamais atteint. Le ministre du budget ne semble d'ailleurs pas en adéquation avec le Premier ministre et indiqué que la pression fiscale diminuerait en France «d'ici à la fin du quinquennat».
Le ministre a de plus déclaré que "la réforme a été engagée lorsque nous sommes arrivés en responsabilité l'an dernier""ce que le Premier ministre et le président de la République ont souhaité, c'est qu'on poursuive cette réforme, qu'on l'amplifie, qu'on la mette à la concertation parce qu'il faut renforcer le consentement à l'impôt et donner du sens à ce que nous faisons".
Alors que le ministre de l’Économie semble pour sa part ne pas avoir été informé d'une telle mise à plat.
Le discours de François hollande tenu 2 jours après permet de comprendre que ce ne sont que des mots et qu'au final la reforme n'est qu'un prolongement de la hausse de la fiscalité. On peut donc en déduire que les dizaines de milliards d'euros de hausse d’Impôts font partie de la remise à plat de la fiscalité et que la promesse de prélèvement constant risque de voler en éclat notamment pour les classes moyennes.
Le président recadre ainsi durant son discours son Premier ministre en indiquant que la reforme prendrait le temps du quinquennat : "Il y a là un engagement qui se traduit et qui prendra le temps nécessaire, c'est-à-dire le temps du quinquennat". Il précise ensuite que cette remise à plat n'est pas une nouveauté et quels a déjà débuté. François Hollande a fait valoir qu'elle eût été "pour partie engagée". "Mais, a-t-il poursuivi, elle doit être poursuivie tout au long du quinquennat".
Au final cette annonce qui aurait pu permettre une grande réforme et une baisse de la fiscalité avec une meilleure définition du rôle de l'État commence déjà à faire peur. La remise à plat de la fiscalité française inquiète cette réforme fiscale prévoirait notamment la fusion de la CSG et de l'impôt sur le revenu. Une possibilité qui, selon Gilles Carrez, président (UMP) de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, risquerait de provoquer "un choc fiscal colossal".
Les ménages non assujettis à l’IR seront-ils exonérés du paiement de la CSG nouvelle version et si oui, qui paiera à leur place les recettes en moins, les niches fiscales seraient-elles alors toutes supprimées.
Ces projets conduiraient donc à de nombreux transferts entre ménages dans tous les sens. Certains ménages, et pas seulement les plus riches, risquent donc de perdre deux fois : une première fois pour fusionner l’IR et la CSG a produit global constant et une seconde fois suite aux arbitrages du gouvernement. Comme ils ne sauront pas combien ils perdront tant qu’ils n’auront pas reçu leur avis d’imposition « fusionnée », ils risquent d’augmenter leur épargne de précaution et diminuer encore plus leur consommation.