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jeudi 9 août 2012

Les affaires des JO


Durant ces JO de Londres, certain jugement des arbitres ou comportement des athlètes remet en cause l’éthique de ces olympiades.

-          Ainsi : Philip Hindes, le démarreur britannique de la vitesse par équipes, a avoué avoir triché en tombant volontairement pendant les qualifications du tournoi des JO de Londres, après avoir pris un mauvais départ. Le jeune coureur, 19 ans, s'est exprimé après la finale remportée haut la main par le trio britannique sur le trio français. «Ma roue avant a glissé et je n'ai pas pris un départ optimal», «Quand un incident de ce genre survient, on a vite fait de perdre du temps.» Le coureur a évoqué, avec sincérité, un plan préparé : «On en avait discuté avant et on avait dit qu'il fallait tomber si ça se présentait. Je l'ai fait exprès pour obtenir un autre départ.» La délégation britannique a plaidé ensuite une mauvaise compréhension des propos de Hindes.


-          Lors des tournois de badminton, huit joueuses (4 paires du double dames, une représentant la Chine, une l'Indonésie et deux la Corée du sud), accusées de «ne pas avoir fait tout leur possible pour gagner» des matches de poule, mardi soir, et ont été exclues du tournoi olympique.

-          Le 4 août, le duo de rameurs britanniques obtient de redémarrer la finale du deux de couple messieurs après un incident technique. L'incident intervient à l'extrême limite des 100 premiers mètres de course, la zone où demander un deuxième départ est autorisé. Les autres rameurs ont poursuivi leurs efforts pendant 250 mètres, gaspillant beaucoup d'énergie, avant d'être arrêtés par les juges. La course est rejouée, et les Britanniques finissent second

Le 6 août, l'Espagne laisse filer son dernier match de poule contre le Brésil, encaissant un 14-0 dans les 6 dernières minutes, pour ne pas tomber dans la partie de tableau des Etats-Unis. La sélection espagnole se détache jusqu'à obtenir plus de dix points d'avance, mais encaisse un cinglant (31-16) dans le dernier quart-temps et perd le match (88-82).

-          Makhloufi avait été exclu lundi des JO par la Fédération internationale d'athlétisme  parce qu'il avait abandonné bien trop rapidement sa série du 800 m. il s'est rendu compte trop tard que sa fédération n'avait pas retiré son inscription pour le 800 m. Obligé de s'y rendre sous peine d'être disqualifié des Jeux, il a pris le départ de la course, avant de faire demi-tour, aller voir le concours de saut à la perche, puis finir en marchant. L'IAAF l’a réintégré lundi après-midi, sur la foi du certificat d'un médecin londonien qui faisait état d'une petite lésion ligamentaire à un genou pourtant Makhloufi franchir en vainqueur la ligne d'arrivée mardi soir du 1500 m.

Ce qui intrigue dans cette olympiade, c'est que la droiture exigée des athlètes semble à géométrie variable.

mardi 29 mai 2012

Avec un système performant la Grèce peut doubler ses recettes


Le Grec Kostas Vergopoulos, professeur d’économie à l’université Paris-VIII, pointe du doigt une législation unique en Europe. "Si la Grèce avait un système d’impositions performant, autant que la moyenne de la zone euro, les recettes seraient le double de ce qu’elles sont", explique-t-il.
En adhérant à l’Euro, la Grèce a omis d’engager les réformes qui allaient avec, notamment parce qu’elles exigeaient une rigueur que les Grecs ne voulaient pas.

En septembre 2011, une liste d’environ 6000 entreprises devant plus de 150 000 euros à l’État a vu le jour, tandis qu’un rapport du Sénat révélait que 55 % des ménages ne payaient pas d’impôts.
Selon Constantinos Bacouris, le problème n’est pas nouveau dans le pays et le clientélisme qui gangrène la société en est la cause. "Le problème de fraude et de l’évasion fiscale est majeur en Grèce. Ces trente dernières années, les dirigeants politiques ont fait preuve de laxisme, tout ce qu’ils voulaient c’était assurer leur réélection," déplore-t-il. En 2008, alors que la crise était , le gouvernement a augmenté de 4,5 % les traitements «indépendamment de la productivité».

Le Parlement grec a prévu de dépenser 34,2 millions d'euros pour les salaires en 2012, dédommagements et autres primes comprises. De quoi garantir aux députés une somme de 9500 euros par mois en moyenne, frais de mandat et de secrétariat inclus. L'écart, au final, ne n’est pas très important par rapport à la situation avant la rigueur.
Jason Manolopoulos explique: «Tous les Grecs sont responsables: à la fois la classe supérieure avec ses revenus minimisés et les masses avec leurs nombreux emplois fictifs et leurs pensions trop généreuses. Il existe une collusion tacite entre tous.»
L’imposition n’a pas été modifiée depuis le début de la crise. L’une anomalie du système, est : l’exemption d’impôts dont bénéficient l’Église orthodoxe et les armateurs notamment.

La patronne du FMI ne fait en réalité que dire tout haut ce que pense l'immense majorité des 184 pays membres du FMI. La Grèce, qui a de nouveau reçu 28 milliards d'euros en mars dernier, bénéficie d'un traitement de faveur jugé extravagant par la plupart des pays émergents. Traditionnellement un État ne peut recevoir des crédits dix fois supérieurs à sa participation au FMI), alors qu’Athènes a pu obtenir un multiple de trente.
C’est la première fois qu'un pays «avancé» de l'OCDE a été autorisé à faire faillite sur sa dette. En effet les banques ont accepté d’effacer 100 milliards de dettes grecs.

Selon Platon «le prix de l'apathie dans les affaires publiques est d'être dirigé par de mauvais hommes».