Lundi 30 septembre à minuit, suite à l'échec des négociations entre républicain et démocrate sur le vote du budget, plus de 800 000 fonctionnaires fédéraux sur 2 millions ont ete mis au chômage technique avec la fermeture des services considérés comme non névralgique. Les fonctionnaires employés dans des tâches névralgiques restent en poste. Armée, défense, police, gestion des aéroports, des hôpitaux, des infrastructures, ces services de l’État ne peuvent s’arrêter de fonctionner. Les historiens ont précisé que cet événement est rarissime mais pas exceptionnel, le dernier blocage de cette nature remontant à 1995, soit 18 ans auparavant. Les fonctionnaires non indispensables étaient restés chez eux pendant 3 semaines. Des estimations des précédents épisodes conduisent à estimer le coût journalier du shutdown pour les finances du gouvernement fédéral à environ 200 millions de dollars américains. Selon le président américain, cette paralysie va "gripper les rouages de notre économie au moment où elle redémarre".
Mais le 17 octobre un problème beaucoup plus grave risque de surgir. Le plafond légal de la dette américaine, fixé à 16 700 milliards de dollars depuis 2011, devrait être atteint, selon le secrétaire d'État au Trésor, Jack Lew. Des mi-septembres, Barak Obama avait demandé une rallonge au Congrès. Les républicains refusent, sauf si Barak Obama renonçait à sa réforme sur la santé. Si le plafond n'est pas relevé, par une autorisation du Congrès, le Trésor n'aura plus l'autorisation d'emprunter pour payer ses dépenses courantes, et rembourser ses milliards de dettes arrivant à échéance. Les États-Unis se retrouveraient alors en défaut de paiement. Ce qui entraînerait mécaniquement la sanction: une note de "SD" (Sélective Défaut), contre un AA actuellement.
Dans l’éventualité du non-relèvement du plafond de la dette, les dépenses devraient être entièrement couvertes par les recettes, et ainsi, toute dépense supérieure aux recettes ne pourrait être honorée. Sous l’hypothèse que la charge de la dette et les dépenses obligatoires (pensions publiques, couverture santé des plus âgés…) seraient privilégiées, les dépenses discrétionnaires devraient être réduites de 48%, sachant qu’un peu plus de la moitié de ces dépenses est destinée à la défense ! D’un exercice budgétaire à l’autre, la baisse de dépenses du gouvernement fédéral représenterait environ 400 milliards de dollars, soit 2,5% du PIB.
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jeudi 3 octobre 2013
samedi 6 avril 2013
L'italie rembourse 40 milliards d'arriéré sur plus de 90
A Fin 2011, les dettes accumulées par les différentes administrations italienne à l'égard d'entreprises privées étaient évaluées à quelque 90
milliards d'euros, plus de 215 000 entreprise sont concerné avec un arriéré moyen d'environ 422.000 euros. M.Monti a reconnu qu'en terme de retard, "l'Italie se trouve dans la même situation et même légèrement pire que
le Portugal, l'Espagne ou la Grèce, et nettement pire que la
Grande-Bretagne, l'Allemagne ou la Finlande". Un decret prit le 6 avril prévoit le paiement de 40 milliards d'arriérés dans les douze prochains mois.
De l'avis général, le remboursement, ne serait-ce que partiel de ces arriérés peut apporter un ballon d'oxygène à une économie plongée dans une longue et profonde récession.
Depuis début 2012, plus d'une vingtaine d'entrepreneurs se sont suicidés, victimes de la crise et étranglés par leurs dettes, notamment vis-à-vis du fiscL'annonce a été saluée par l'Association des banques italiennes, qui voit dans ces remboursements "un préalable nécessaire et urgent à la reprise de l'économie et de l'emploi".
Le nouveau Parlement avait donné son feu vert cette semaine à des mesures de déblocage des paiements.Ce dossier est l'un des rares à faire consensus au sein d'une classe politique qui se déchire depuis les élections législatives de février, se montrant incapable de former un gouvernement
De l'avis général, le remboursement, ne serait-ce que partiel de ces arriérés peut apporter un ballon d'oxygène à une économie plongée dans une longue et profonde récession.
Depuis début 2012, plus d'une vingtaine d'entrepreneurs se sont suicidés, victimes de la crise et étranglés par leurs dettes, notamment vis-à-vis du fiscL'annonce a été saluée par l'Association des banques italiennes, qui voit dans ces remboursements "un préalable nécessaire et urgent à la reprise de l'économie et de l'emploi".
Le nouveau Parlement avait donné son feu vert cette semaine à des mesures de déblocage des paiements.Ce dossier est l'un des rares à faire consensus au sein d'une classe politique qui se déchire depuis les élections législatives de février, se montrant incapable de former un gouvernement
samedi 9 juin 2012
François Hollande, le président des hausses d’impôt.
Martine Aubry a
prévenu : les hausses d'impôts que prépare le gouvernement seront «énormes».
Un programme qui prévoit pas moins de 11,8 milliards d'euros
de hausses d'impôts pour les ménages, afin de redresser les comptes publics, le
PS préfère utiliser l'arme fiscale. De plus Gilles Carrez
a calculé la hausse des dépense du
premier mois du gouvernement : « un mois de décisions socialistes,
c'est 20 milliards de dépenses publiques supplémentaires d'ici cinq ans »
Pourtant Didier Migaud, ancien élu PS, président de la Cour
des comptes, prône une action vigoureuse sur les dépenses. L'Inspection
générale des finances - l'élite des hauts fonctionnaires de Bercy - vient de
publier un rapport sans appel: 3,9 milliards d'euros de coupes dans les
dépenses sont nécessaires chaque année.
D'après la Commission européenne, les dépenses publiques ont
été en 2011 de 45,3% du PIB en Allemagne contre 55,8% en France, soit un écart
de 10,5% de PIB.
Le Parlement devrait voter en juillet un projet de loi de
finances rectificative reprenant les mesures phare du programme Hollande. Les
hausses d'impôts restantes seront inscrites dans le projet de loi de finances
pour 2013.
- la taxation à 75 % des revenus dépassant 1 million d'euros,
est économiquement dangereuse. Le risque d'une accélération des exils fiscaux
est réel. cette imposition excessive pourrait toucher non seulement les
dirigeants de grandes entreprises mais aussi les patrons de PME. Pourtant après
avoir critiqué le bouclier fiscale de Sarkozy, l'équipe Hollande a laissé
entendre qu'il rétablirait le plafonnement Rocard. Ce plafonnement est tout
simplement l'ancêtre, moins avantageux, du bouclier fiscal.
- l'actuel gouvernement veut frapper plafonnée les niches
fiscales à 10.000 euros par an. Cela risque de rogner de façon très importante certaines
niches, comme celle sur l'emploi à domicile qui sera en outre rabotée, baisse
du crédit d'impôt de 50 à 45 %. De plus
François Hollande a promis pendant la campagne d'abaisser de 2336 à 2000 euros
le plafond du quotient familial (plafond par demi-part). De plus de nombreuses
niches fiscales ne seront pas reconduites.
- les Français se verront même davantage taxés au moment des
héritages. Les abattements sur les droits de succession devraient passer de
159.000 à 100.000 euros par enfant. Le programme PS, qui sera décliné en
juillet, est donc loin de ne viser que les Français très aisés.
- La re-fiscalisation des heures supplémentaires, cette
décision pénalisera pourtant les ménages modestes.
Côté entreprises : le programme est tout aussi fourni,
avec une facture de plus de 28 milliards: modulation de l'impôt sur les
sociétés en fonction de la taille de l'entreprise et des bénéfices
redistribués, re-calibrage de la réforme de la taxe professionnelle, coupes
dans les niches. Là encore, ces mesures seront intégrées dans le projet de loi
de juillet.
Au total, François hollande va augmenter la fiscalité de pas
moins de 40 milliards, il cherche ainsi accéléré la baisse de croissance prévu
pour le second trimestre. En ponctionnant sévèrement les classes moyennes, on
empêche l'épargne et donc l'investissement, condition nécessaire à la création
des emplois de demain. Il faut rendre à l'impôt sa fonction unique , qui n'est
pas d'égaliser les revenus et les patrimoines , mais d'assurer l'exercice des
fonctions régaliennes.
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mercredi 30 mai 2012
Les conseils de bruxelles à Hollande
La cour des comptes pourrait ne pas valider les comptes 2012
et Bruxelles conseillent à hollande d’appliquer le programme de l’ancien
président afin de lutter contre les déficits.
Dans le cadre des recommandations adressées à l'ensemble des
États membres, la Commission européenne rappelle les objectifs de croissance
"optimistes" de la France, mais salue certaines des mesures prises
par le gouvernement sortant.
Bruxelles estime que la hausse de la TVA, en contrepartie
d'une baisse des charges sur le coût du travail va dans le bon sens. Mesure que
François Hollande a promise d'abroger. La Commission salue également les effets
positifs de la loi nome, sur la nouvelle organisation du marché de
l'électricité et insiste sur le développement de la concurrence dans le fret.
En ce qui concerne l'emploi, Bruxelles demande à la France
d’amplifier ses efforts pour la professionnalisation des jeunes (alternance) et
à mieux adapter l'offre de formation avec le marché du travail. Enfin Elle
plaide également, a l’image de l’Allemagne, d’une plus grande flexibilité de
l'emploi, notamment en période de crise. Un élément qui est contraire aux
propositions du nouveau gouvernement.
La Cour souligne que les «dépenses du budget de l'état ont
été maîtrisées en 2011, puisque leur progression a été contenue à 0,32%, soit
un taux nettement inférieur à l'inflation constatée (2,1%)». Le précédent
gouvernement a respecté les objectifs qu'il s'était fixés: que les dépenses de
l'État augmentent moins vite que l'inflation et que ces dépenses hors charge de
la dette et pensions se stabilisent. Ce qui est suffisamment rare pour que la
cour des comptes le souligne.
Alors que ce rapport de la Cour des Comptes qui est présidé
par un socialiste, nous alerte sur la dérive des comptes publics, le nouveau
gouvernement ne prévoit rien de mieux que de nouvelles dépenses avec l'embauche
de dizaines de milliers de nouveaux fonctionnaires et des allocations en tous
genres distribués à tout va.
Didier Migaud a mis
en garde : «Si un ralentissement devait se poursuivre en 2012, la Cour ne
s’interdirait pas, bien évidemment, de revoir sa position initiale, d’augmenter
le nombre de réserves, voire même de considérer qu’elle n’est pas en mesure de
certifier». Ces dernières années «beaucoup de progrès ont été faits, il est
important de continuer», a-t-il insisté à l’adresse des services de Bercy.
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mardi 29 mai 2012
Avec un système performant la Grèce peut doubler ses recettes
Le Grec Kostas Vergopoulos, professeur d’économie à l’université Paris-VIII, pointe du doigt une législation unique en
Europe. "Si la Grèce avait un système d’impositions
performant, autant que la moyenne de la zone euro, les recettes seraient le
double de ce qu’elles sont", explique-t-il.
En adhérant à l’Euro, la Grèce a omis d’engager les réformes qui allaient avec, notamment parce qu’elles exigeaient une rigueur que les Grecs ne voulaient pas.
En adhérant à l’Euro, la Grèce a omis d’engager les réformes qui allaient avec, notamment parce qu’elles exigeaient une rigueur que les Grecs ne voulaient pas.
En septembre 2011, une liste d’environ 6000 entreprises devant plus de 150 000 euros à l’État a vu le jour, tandis qu’un rapport du Sénat révélait que 55 % des ménages ne payaient pas d’impôts.
Selon Constantinos Bacouris, le problème n’est pas nouveau dans le pays et le clientélisme qui gangrène la société en est la cause. "Le problème de fraude et de l’évasion fiscale est majeur en Grèce. Ces trente dernières années, les dirigeants politiques ont fait preuve de laxisme, tout ce qu’ils voulaient c’était assurer leur réélection," déplore-t-il. En 2008, alors que la crise était là, le gouvernement a augmenté de 4,5 % les traitements «indépendamment de la productivité».
Le Parlement grec a prévu de dépenser 34,2 millions d'euros pour les salaires en 2012, dédommagements et autres primes comprises. De quoi garantir aux députés une somme de 9500 euros par mois en moyenne, frais de mandat et de secrétariat inclus. L'écart, au final, ne n’est pas très important par rapport à la situation avant la rigueur.
Jason Manolopoulos explique: «Tous les Grecs sont
responsables: à la fois la classe supérieure avec ses revenus minimisés et les
masses avec leurs nombreux emplois fictifs et leurs pensions trop généreuses.
Il existe une collusion tacite entre tous.»
L’imposition n’a pas été modifiée depuis le début de la crise. L’une anomalie du système, est : l’exemption d’impôts dont bénéficient l’Église orthodoxe et les armateurs notamment.
L’imposition n’a pas été modifiée depuis le début de la crise. L’une anomalie du système, est : l’exemption d’impôts dont bénéficient l’Église orthodoxe et les armateurs notamment.
La patronne du FMI ne fait en réalité que dire tout haut ce que pense l'immense majorité des 184 pays membres du FMI. La Grèce, qui a de nouveau reçu 28 milliards d'euros en mars dernier, bénéficie d'un traitement de faveur jugé extravagant par la plupart des pays émergents. Traditionnellement un État ne peut recevoir des crédits dix fois supérieurs à sa participation au FMI), alors qu’Athènes a pu obtenir un multiple de trente.
C’est la première fois qu'un pays «avancé» de l'OCDE a été autorisé à faire faillite sur sa dette. En effet les banques ont accepté d’effacer 100 milliards de dettes grecs.
Selon Platon «le prix de l'apathie dans les affaires publiques est d'être dirigé par de mauvais hommes».
samedi 26 mai 2012
L’Allemagne veut relancer la croissance
Alors que François hollande se vante d’avoir réussi à
imposer le mot croissance à ses
partenaires, l’Allemagne en est déjà à la préparer. En effet Berlin prépare un
plan en six points pour soutenir la croissance dans les pays en difficulté.
Angela Merkel devance donc son
partenaire François Hollande et impose sa vision de la croissance en Europe.
France et Allemagne s’opposent sur la manière de procéder afin de relancer la zone euro dans un cercle vertueux. En effet paris prône l’augmentation des dettes et à la hausse des taux d’intérêt y afférant pour toutes l’Europe (excepté Grèce, Espagne Portugal qui eut verrait leur taux chuter) via les euro-bonds.
À l'inverse Berlin conseille un plan en 6 points afin de relancer la croissance :
- Bien investir : pour l’Allemagne, le pacte de croissance européen ne doit pas se traduire par une hausse des dépenses, mais par une meilleure utilisation des ressources afin d'éliminer les gaspillages et l'utilisation abusive de l'argent de l'Union européenne. "Nous devons repenser la manière dont nous utilisons les ressources. Il ne doit désormais plus s'agir de réclamer autant d'argent que possible pour nos propres poches nationales", a indiqué le ministre allemand.
- Utiliser les fonds structurels : il conseille d’utiliser les 80 milliards d'euros de fonds structurels non utilisés afin d'investir dans des projets qui amélioreront la croissance et la compétitivité.
- Améliorer l’accès au crédit : L'expertise de la Banque européenne d'investissement doit être utilisé avec davantage d'efficacité afin de compenser les difficultés d’accès au crédit des PME.
- Investissement dans des infrastructures européennes : les capitaux privés doivent être davantage mobilisés pour développer les infrastructures transfrontalières européennes et l'Europe doit trouver de nouvelles méthodes de partenariat public privé.
- Assouplir le fonctionnement du marché intérieur: Les PME
pourraient être renforcées en réduisant les exigences administratives, en
améliorant leur accès aux fonds de capital
risque et en modernisant la législation européenne sur les marchés
publics.
- Améliorer le libre-échanges: L’Europe doit travailler à l'amélioration des accords de libre-échange avec puissance économique mondiale.
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jeudi 24 mai 2012
L’effarant nombre de fonctionnaires grecs
En 2010 80% des dépenses publiques grecs étaient consacrées
au paiement des salaires et retraites des fonctionnaires. « Travailler pour la
fonction publique est largement perçue en Grèce comme la garantie d’avoir une
sinécure et non une obligation contractuelle de travailler », constate
l’analyste grec Takis Michas.
«En 2009, 12.000 personnes sont parties en retraite et plus de 29.000 ont été embauchées. Bref, les entrants ont été presque deux fois et demis plus nombreux que les sortants», rapporte Jens Bastian. Alors que la crise était déjà là et que les états savaient que les recettes dues aux impôts allaient baisser. Jusqu’au début de la crise de la dette en Grèce, les fonctionnaires étaient payés sur 14 mois.
La tendance n’est pas nouvelle. «Jusqu’à l’arrivée du gouvernement actuel, le service public remplissait le rôle d’une agence pour l’emploi», explique l’économiste.
«Les politiques ont également cherché à employer leur base électorale en tant que fonctionnaires.» Affin se fait élire, les politiques faisaient embaucher leur électeur comme fonctionnaire sans nécessairement qu’il y ait des besoins. Il s’agissait «d’acheter la paix sociale» à n’importe quel prix, explique Kathimerini.
mercredi 23 mai 2012
Les eurobonds, les nouveaux subprimes
Subprime :
Créer afin de faciliter l’accès au crédit à des ménages n’ayant pas de capacité
financière suffisante : ménage à
faibles revenus, ayant eu des retards de paiement ou des absences de
paiement par le passé. Les agences de notation financière (Moody's, Standard
and Poor's, Fitch, etc.) ont pendant plusieurs années donné la meilleure
notation financière (AAA) à
ces placements avant de se rendre compte qu'il fallait brutalement les
abaisser. Les agences de notation financière avaient commercialement intérêt à
ne pas se poser trop de questions car clientes stratégiques des agences de
notation.
Leurs dettes sont mélangées avec celles de ménages moins risqués. Le ralentissement de l’activité économique a eu pour effet de contaminer des bons produits par les mauvais. Ce qui a entrainé une méfiance pour tous ces types de produits, en effet cela a créé une incertitude sur la localisation des titres contaminés. En instaurant une méfiance envers les créances titrisées comprenant une part de ces crédits, elle a déclenché un krach et le début de la crise que nous connaissons actuellement.
Leurs dettes sont mélangées avec celles de ménages moins risqués. Le ralentissement de l’activité économique a eu pour effet de contaminer des bons produits par les mauvais. Ce qui a entrainé une méfiance pour tous ces types de produits, en effet cela a créé une incertitude sur la localisation des titres contaminés. En instaurant une méfiance envers les créances titrisées comprenant une part de ces crédits, elle a déclenché un krach et le début de la crise que nous connaissons actuellement.
Pourtant, l’Union Européenne et les intervenants des marchés financiers veulent mettre en place un système très semblable : la mutualisation des dettes européennes sous forme d’Euro-bonds. L’Europe est composée d’emprunteurs à haut risque, les PIIGS, qui ont une capacité à lever des impôts pour rembourser leur dette assez faible (notamment la Grèce), et d’autres emprunteurs jugés plus fiables (Allemagne). Autrement dit, les états encore solvables se portent caution pour les autres.
De plus la mise en place d’eurobonds va a l’encontre de l’autonomie financière voulue par le président. En effet admettons que l’on fasse des émissions obligataires en commun. Si un pays ne rembourse pas son coupon, la logique voudrait que les autres pays lui viennent en aide. Mais cela veut donc dire que ces pays n'ont plus d'autonomie budgétaire. On change donc les règles du jeu.
Ajoutons
qu’au risque de solvabilité classique s’ajoute le risque politique : si des
élections grecques par exemple votent une majorité opposée au plan de
sauvetage, la valeur des eurobonds
chutera de façon immédiate et catastrophique.
Tous les autres pays risquent d’être dégradé et les taux d’intérêt risquent de montée en flèche ce qui déclenchera un mouvement en cascade de faillite d'autres pays.
Tous les autres pays risquent d’être dégradé et les taux d’intérêt risquent de montée en flèche ce qui déclenchera un mouvement en cascade de faillite d'autres pays.
En Grèce, personne ne connaît les vrais chiffres du déficit
Andreas Georgiou risque la prison à vie pour avoir réévalué le déficit public
de 2009 à 15,8% du PIB alors que le gouvernement Papandréou avait annoncé un
déficit équivalant
à 13,4% du PIB.
Andreas Georgiou explique qu'il risque une telle condamnation pour ne pas avoir participé au trafic généralisé des comptes publics grecs. ««En Grèce, les statistiques sont un sport de combat [...] Je suis poursuivi pour ne pas avoir maquillé les livres de comptes», a-t-il confié au Financial Times. Il a le soutien de l'office européen des statistiques, Eurostat.
Andreas Georgiou explique qu'il risque une telle condamnation pour ne pas avoir participé au trafic généralisé des comptes publics grecs. ««En Grèce, les statistiques sont un sport de combat [...] Je suis poursuivi pour ne pas avoir maquillé les livres de comptes», a-t-il confié au Financial Times. Il a le soutien de l'office européen des statistiques, Eurostat.
Le 12 décembre, il a comparu devant le procureur des crimes économiques et devra expliquer pourquoi il a réévalué le déficit de 2009 du pays, le faisant passer à 15,8% du PIB, au lieu des 13,4% annoncés par le gouvernement. Un acte d'honnêteté qui fait surtout grincer des dents la classe politique. En gros personne ne connaît les chiffres exacts du déficit grecs.
"Il sera impossible [pour la justice] d'avoir les vrais
chiffres puisque
tout le monde les modifie", explique Giorgos Kirtsos, analyste politique
grec. Pour lui, il est déjà difficile de savoir si le déficit de cette année
sera de 7,5 ou de 10% du PIB.
La crise économique est arrivé en 2009, avec des revers soudains dans le tourisme et le transport maritime, deux secteurs d'activité essentiels. Pourtant, le gouvernement conservateur de l'époque a préféré maquiller les comptes publics, comme en 2004. En fait, depuis 2000, la Grèce n'a eu de cesse de transgresser le Pacte européen de stabilité financière. La triche éclate une deuxième fois au grand jour en novembre 2009, lorsque le nouveau gouvernement socialiste multiplie par deux l'estimation de déficit budgétaire pour la porter à 12,7 % du PIB.
La crise économique est arrivé en 2009, avec des revers soudains dans le tourisme et le transport maritime, deux secteurs d'activité essentiels. Pourtant, le gouvernement conservateur de l'époque a préféré maquiller les comptes publics, comme en 2004. En fait, depuis 2000, la Grèce n'a eu de cesse de transgresser le Pacte européen de stabilité financière. La triche éclate une deuxième fois au grand jour en novembre 2009, lorsque le nouveau gouvernement socialiste multiplie par deux l'estimation de déficit budgétaire pour la porter à 12,7 % du PIB.
mardi 22 mai 2012
Nouriel Roubini soutien Merkel face à hollande
Célèbre pour avoir prédit la crise financière,il plaide
pour une «sortie négociée» de la Grèce de la zone euro : «Sauver la Grèce sera
très difficile, une sortie ordonnée de la zone euro serait une meilleure
solution». En effet actuellement la quasi-totalité du déficit grec
est financée
par l’UE, les Français
ont déjà prêté environ 65 milliards à la Grèce ce qui représente environ 1000
euros par Français.
Mais plus on attend plus la
somme prêtée augmente et plus cela devient dangereux en cas de faillite.
Le
budget grec n’étant pas prévu à l’équilibre avant plusieurs années.
La situation politique du pays est très complexe, suite au dernière législative aucune majorité n’a été trouvé. Et certains partis entrés au parlement ne veulent pas rembourser les dettes du pays.
la Grèce est état où le marché noir coute entre 20 et 40% du PIB, ce qui signifie que le gouvernement ne pourra pas s’en sortir tant qu’il restera si important. La lutte contre le marché noir pourrait rapporter plus que des plans d’austérité.
Enfin il ne faut pas oublier que pour rentrer dans la zone euro, les politiques Grecs ont menti et manipuler les chiffres afin de répondre aux exigences de la zone euro.
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