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jeudi 29 août 2013

Retraite mais où est passé la reforme ?

Alors que le gouvernement se félicite d'une réforme des retraites juste, structurelle et équilibré, on se rend compte qu'elle se résume pour l'essentiel à une hausse de prélèvements et qu'elle n'a vraiment rien de structurel : pas de rapprochement public privé, pas de recul de l'âge légal ni révision des régimes spéciaux, pas plus qu'un basculement vers un régime par point.
Il y a ainsi eu beaucoup de bruit de la part du gouvernement pour pas grand-chose. La totalité du besoin de financement du régime général (7,3 milliards par an à l'horizon 2020) sera assurée par des hausses de prélèvements qui toucheront salariés, entreprises et retraités. Les cotisations sociales vont ainsi augmenter à partir de 2014 et devraient rapporter 4.4 milliards d'euros par an à termes. Les retraités verront pour leur part la fiscalisation de la majoration de 10 % des pensions des parents de trois enfants et plus, et le report au 1er octobre (au lieu du 1er avril) des revalorisations annuelles des pensions. Ces mesures ont pour objectif de rapporter 2.7 milliards en 2020. Le seul vrai changement, l'allongement de la durée de cotisation, n'interviendront qu'à partir de 2020 n'est que le simple prolongement de la réforme de 2010 de la droite.
Quelque modalité concernant les règles de calcul des trimestres seront assouplies: il ne faudra plus, que 150 heures travaillées au Smic pour valider un trimestre, contre 200 aujourd'hui. D'autre part, tous les trimestres de congé maternité seront réputés cotisés, cependant ces mesures n'ont pas été chiffrées et aucun financement n'est prévu.


Au final les Français vont devoir faire face à plus de 7.1 milliard de nouveaux prélèvements par an sans aucune assurance de pérennité du système. En effet alors que Jean-Marc Ayrault s'est félicité «le régime général sera équilibré en 2020», il reste un trou de plus de 13,1 milliards par  an à combler (dont 8.7 milliards pour le régime de retraite des fonctionnaires) et dont le gouvernement ne fait aucun cas. Pour l'ensemble du système des retraites : «le déficit des retraites atteindra 20,7 milliards en 2020» mais seuls 7.1 milliard est prévu pour combler le déficit . Le gouvernement a donc ignoré plus de 70% des problèmes de financement du système des retraites.
Cette réforme n'est en rien juste puisque rien n'est fait concernant les 36 régimes spéciaux et des inégalités majeures entre le privé et le public. la Commission européenne avait explicitement demandé que ces régimes soient intégrés à la réforme à venir mais François hollande a préféré ignoré les recommandassions. Aucun gouvernement n'ose toucher n'a la sacro-sainte retraite des parlementaires qui offre de réels avantages, ils peuvent liquider leur pension dès le premier mandat (cinq ans à l'Assemblée et six au Sénat), la retraite atteint respectivement 1 200 euros et 1 900 euros. Avec le jeu des réélections, la moyenne des pensions s'élève à 2 700 euros nets par mois au Palais-Bourbon et à 4 380 euros au palais du Luxembourg. Et ces sommes sont cumulables avec les retraites perçues au titre d'autres fonctions électives. Les taux de cotisation ne seront aligné sur ceux du régime général qu'en 2020. Toutes les propositions de loi proposant de supprimer le système dérogatoire de retraite des parlementaires et de leur appliquer le même régime qu'aux salariés du privé sont refusés à l'unanimité.


Tout l'échafaudage repose sur des prévisions de croissance, d'emploi et de niveau de cotisations dont chacun sait qu'elles sont excessivement optimistes. Avec une croissance supérieure à 2% dès 2015 et un taux de chômage de 7,8% dès 2020 alors que le chômage en France n'est pas passé sous la barre des 9.5% depuis plus de 40 ans. Tout indique donc que cette réforme ne sera pas la dernière. Et que de lourds problèmes sont, une nouvelle fois, occultés.

samedi 9 juin 2012

François Hollande, le président des hausses d’impôt.


Martine Aubry a prévenu : les hausses d'impôts que prépare le gouvernement seront «énormes».
Un programme qui prévoit pas moins de 11,8 milliards d'euros de hausses d'impôts pour les ménages, afin de redresser les comptes publics, le PS préfère utiliser l'arme fiscale. De plus Gilles Carrez  a calculé la hausse des dépense du premier mois du gouvernement : « un mois de décisions socialistes, c'est 20 milliards de dépenses publiques supplémentaires d'ici cinq ans »
Pourtant Didier Migaud, ancien élu PS, président de la Cour des comptes, prône une action vigoureuse sur les dépenses. L'Inspection générale des finances - l'élite des hauts fonctionnaires de Bercy - vient de publier un rapport sans appel: 3,9 milliards d'euros de coupes dans les dépenses sont nécessaires chaque année.
D'après la Commission européenne, les dépenses publiques ont été en 2011 de 45,3% du PIB en Allemagne contre 55,8% en France, soit un écart de 10,5% de PIB.

Le Parlement devrait voter en juillet un projet de loi de finances rectificative reprenant les mesures phare du programme Hollande. Les hausses d'impôts restantes seront inscrites dans le projet de loi de finances pour 2013. 

- la taxation à 75 % des revenus dépassant 1 million d'euros, est économiquement dangereuse. Le risque d'une accélération des exils fiscaux est réel. cette imposition excessive pourrait toucher non seulement les dirigeants de grandes entreprises mais aussi les patrons de PME. Pourtant après avoir critiqué le bouclier fiscale de Sarkozy, l'équipe Hollande a laissé entendre qu'il rétablirait le plafonnement Rocard. Ce plafonnement est tout simplement l'ancêtre, moins avantageux, du bouclier fiscal.

- l'actuel gouvernement veut frapper plafonnée les niches fiscales à 10.000 euros par an. Cela  risque de rogner de façon très importante certaines niches, comme celle sur l'emploi à domicile qui sera en outre rabotée, baisse du  crédit d'impôt de 50 à 45 %. De plus François Hollande a promis pendant la campagne d'abaisser de 2336 à 2000 euros le plafond du quotient familial (plafond par demi-part). De plus de nombreuses niches fiscales ne seront pas reconduites.

- les Français se verront même davantage taxés au moment des héritages. Les abattements sur les droits de succession devraient passer de 159.000 à 100.000 euros par enfant. Le programme PS, qui sera décliné en juillet, est donc loin de ne viser que les Français très aisés. 

- La re-fiscalisation des heures supplémentaires, cette décision pénalisera pourtant les ménages modestes.
Côté entreprises : le programme est tout aussi fourni, avec une facture de plus de 28 milliards: modulation de l'impôt sur les sociétés en fonction de la taille de l'entreprise et des bénéfices redistribués, re-calibrage de la réforme de la taxe professionnelle, coupes dans les niches. Là encore, ces mesures seront intégrées dans le projet de loi de juillet.

Au total, François hollande va augmenter la fiscalité de pas moins de 40 milliards, il cherche ainsi accéléré la baisse de croissance prévu pour le second trimestre. En ponctionnant sévèrement les classes moyennes, on empêche l'épargne et donc l'investissement, condition nécessaire à la création des emplois de demain. Il faut rendre à l'impôt sa fonction unique , qui n'est pas d'égaliser les revenus et les patrimoines , mais d'assurer l'exercice des fonctions régaliennes.

jeudi 7 juin 2012

La gauche prévoit d'augmenter le déficit 2012


Selon Pierre Moscovici, qui en a fait l'annonce, la pente naturelle du déficit serait plutôt, cette année, de 5% du PIB. On comprend mieux maintenant comment est financée la retraite à 60ans dont le gouvernement a présenté les modalités hier et qui devrait toucher environ 110 000 personnes par ans. 
S'il est confirmé, ce dérapage de 0,5 point de PIB, soit environ 10 milliards d'euros, va contraindre le gouvernement à prendre rapidement des mesures correctrices. Celui-ci misera avant tout, sur des hausses d'impôts pour tous.

De plus quand Mr Moscovici déclare au nom du Gouvernement de refuser de se faire dicter des mesures de réformes structurelles pourtant La France ne peut pas  être au dessus des règles communautaires qui ont dans le droit sont au dessus des lois françaises.

mercredi 30 mai 2012

Les conseils de bruxelles à Hollande


La cour des comptes pourrait ne pas valider les comptes 2012 et Bruxelles conseillent à hollande d’appliquer le programme de l’ancien président afin de lutter contre les déficits.
Dans le cadre des recommandations adressées à l'ensemble des États membres, la Commission européenne rappelle les objectifs de croissance "optimistes" de la France, mais salue certaines des mesures prises par le gouvernement sortant.

Bruxelles estime que la hausse de la TVA, en contrepartie d'une baisse des charges sur le coût du travail va dans le bon sens. Mesure que François Hollande a promise d'abroger. La Commission salue également les effets positifs de la loi nome, sur la nouvelle organisation du marché de l'électricité et insiste sur le développement de la concurrence dans le fret.
En ce qui concerne l'emploi, Bruxelles demande à la France d’amplifier ses efforts pour la professionnalisation des jeunes (alternance) et à mieux adapter l'offre de formation avec le marché du travail. Enfin Elle plaide également, a l’image de l’Allemagne, d’une plus grande flexibilité de l'emploi, notamment en période de crise. Un élément qui est contraire aux propositions du nouveau gouvernement.
La Cour souligne que les «dépenses du budget de l'état ont été maîtrisées en 2011, puisque leur progression a été contenue à 0,32%, soit un taux nettement inférieur à l'inflation constatée (2,1%)». Le précédent gouvernement a respecté les objectifs qu'il s'était fixés: que les dépenses de l'État augmentent moins vite que l'inflation et que ces dépenses hors charge de la dette et pensions se stabilisent. Ce qui est suffisamment rare pour que la cour des comptes le souligne.
Alors que ce rapport de la Cour des Comptes qui est présidé par un socialiste, nous alerte sur la dérive des comptes publics, le nouveau gouvernement ne prévoit rien de mieux que de nouvelles dépenses avec l'embauche de dizaines de milliers de nouveaux fonctionnaires et des allocations en tous genres distribués à tout va.

Didier Migaud  a mis en garde : «Si un ralentissement devait se poursuivre en 2012, la Cour ne s’interdirait pas, bien évidemment, de revoir sa position initiale, d’augmenter le nombre de réserves, voire même de considérer qu’elle n’est pas en mesure de certifier». Ces dernières années «beaucoup de progrès ont été faits, il est important de continuer», a-t-il insisté à l’adresse des services de Bercy.

mardi 29 mai 2012

Avec un système performant la Grèce peut doubler ses recettes


Le Grec Kostas Vergopoulos, professeur d’économie à l’université Paris-VIII, pointe du doigt une législation unique en Europe. "Si la Grèce avait un système d’impositions performant, autant que la moyenne de la zone euro, les recettes seraient le double de ce qu’elles sont", explique-t-il.
En adhérant à l’Euro, la Grèce a omis d’engager les réformes qui allaient avec, notamment parce qu’elles exigeaient une rigueur que les Grecs ne voulaient pas.

En septembre 2011, une liste d’environ 6000 entreprises devant plus de 150 000 euros à l’État a vu le jour, tandis qu’un rapport du Sénat révélait que 55 % des ménages ne payaient pas d’impôts.
Selon Constantinos Bacouris, le problème n’est pas nouveau dans le pays et le clientélisme qui gangrène la société en est la cause. "Le problème de fraude et de l’évasion fiscale est majeur en Grèce. Ces trente dernières années, les dirigeants politiques ont fait preuve de laxisme, tout ce qu’ils voulaient c’était assurer leur réélection," déplore-t-il. En 2008, alors que la crise était , le gouvernement a augmenté de 4,5 % les traitements «indépendamment de la productivité».

Le Parlement grec a prévu de dépenser 34,2 millions d'euros pour les salaires en 2012, dédommagements et autres primes comprises. De quoi garantir aux députés une somme de 9500 euros par mois en moyenne, frais de mandat et de secrétariat inclus. L'écart, au final, ne n’est pas très important par rapport à la situation avant la rigueur.
Jason Manolopoulos explique: «Tous les Grecs sont responsables: à la fois la classe supérieure avec ses revenus minimisés et les masses avec leurs nombreux emplois fictifs et leurs pensions trop généreuses. Il existe une collusion tacite entre tous.»
L’imposition n’a pas été modifiée depuis le début de la crise. L’une anomalie du système, est : l’exemption d’impôts dont bénéficient l’Église orthodoxe et les armateurs notamment.

La patronne du FMI ne fait en réalité que dire tout haut ce que pense l'immense majorité des 184 pays membres du FMI. La Grèce, qui a de nouveau reçu 28 milliards d'euros en mars dernier, bénéficie d'un traitement de faveur jugé extravagant par la plupart des pays émergents. Traditionnellement un État ne peut recevoir des crédits dix fois supérieurs à sa participation au FMI), alors qu’Athènes a pu obtenir un multiple de trente.
C’est la première fois qu'un pays «avancé» de l'OCDE a été autorisé à faire faillite sur sa dette. En effet les banques ont accepté d’effacer 100 milliards de dettes grecs.

Selon Platon «le prix de l'apathie dans les affaires publiques est d'être dirigé par de mauvais hommes».

jeudi 24 mai 2012

L’effarant nombre de fonctionnaires grecs


En 2010 80% des dépenses publiques grecs étaient consacrées au paiement des salaires et retraites des fonctionnaires. « Travailler pour la fonction publique est largement perçue en Grèce comme la garantie d’avoir une sinécure et non une obligation contractuelle de travailler », constate l’analyste grec Takis Michas.

«En 2009, 12.000 personnes sont parties en retraite et plus de 29.000 ont été embauchées. Bref, les entrants ont été presque deux fois et demis plus nombreux que les sortants», rapporte Jens Bastian. Alors que la crise était déjà et que les états savaient que les recettes dues aux impôts allaient baisser. Jusqu’au début de la crise de la dette en Grèce, les fonctionnaires étaient payés sur 14 mois.
La tendance n’est pas nouvelle. «Jusqu’à l’arrivée du gouvernement actuel, le service public remplissait le rôle d’une agence pour l’emploi», explique l’économiste.

«Les politiques ont également cherché à employer leur base électorale en tant que fonctionnaires.» Affin se fait élire, les politiques faisaient embaucher leur électeur comme fonctionnaire sans nécessairement qu’il y ait des besoins. Il s’agissait «d’acheter la paix sociale» à n’importe quel prix, explique Kathimerini.

mercredi 23 mai 2012

En Grèce, personne ne connaît les vrais chiffres du déficit


Andreas Georgiou risque la prison à vie pour avoir réévalué le déficit public de 2009 à 15,8% du PIB alors que le gouvernement Papandréou avait annoncé un déficit équivalant à 13,4% du PIB.
Andreas Georgiou explique qu'il risque une telle condamnation pour ne pas avoir participé au trafic généralisé des comptes publics grecs. ««En Grèce, les statistiques sont un sport de combat [...] Je suis poursuivi pour ne pas avoir maquillé les livres de comptes», a-t-il confié au Financial Times. Il a le soutien de l'office européen des statistiques, Eurostat.

Le 12 décembre, il a comparu devant le procureur des crimes économiques et devra expliquer pourquoi il a réévalué le déficit de 2009 du pays, le faisant passer à 15,8% du PIB, au lieu des 13,4% annoncés par le gouvernement. Un acte d'honnêteté qui fait surtout grincer des dents la classe politique. En gros personne ne connaît les chiffres exacts du déficit grecs.

"Il sera impossible [pour la justice] d'avoir les vrais chiffres puisque tout le monde les modifie", explique Giorgos Kirtsos, analyste politique grec. Pour lui, il est déjà difficile de savoir si le déficit de cette année sera de 7,5 ou de 10% du PIB.

La crise économique est arrivé en 2009, avec des revers soudains dans le tourisme et le transport maritime, deux secteurs d'activité essentiels. Pourtant, le gouvernement conservateur de l'époque a préféré maquiller les comptes publics, comme en 2004. En fait, depuis 2000, la Grèce n'a eu de cesse de transgresser le Pacte européen de stabilité financière. La triche éclate une deuxième fois au grand jour en novembre 2009, lorsque le nouveau gouvernement socialiste multiplie par deux l'estimation de déficit budgétaire pour la porter à 12,7 % du PIB.

mardi 22 mai 2012

Nouriel Roubini soutien Merkel face à hollande


Célèbre pour avoir prédit la crise financière,il plaide pour une «sortie négociée» de la Grèce de la zone euro : «Sauver la Grèce sera très difficile, une sortie ordonnée de la zone euro serait une meilleure solution». En effet actuellement la quasi-totalité du déficit grec est financée par l’UE, les Français ont déjà prêté environ 65 milliards à la Grèce ce qui représente environ 1000 euros par Français. Mais plus on attend plus la somme prêtée augmente et plus cela devient dangereux en cas de faillite. Le budget grec n’étant pas prévu à l’équilibre avant plusieurs années.

La situation politique du pays est très complexe, suite au dernière législative aucune majorité n’a été trouvé. Et certains partis entrés au parlement ne veulent pas rembourser les dettes du pays.
la Grèce est état où le marché noir coute entre 20 et 40% du PIB, ce qui signifie que le gouvernement ne pourra pas s’en sortir tant qu’il restera si important. La lutte contre le marché noir pourrait rapporter plus que des plans d’austérité.

Enfin il ne faut pas oublier que pour rentrer dans la zone euro, les politiques Grecs ont menti et manipuler les chiffres afin de répondre aux exigences de la zone euro.